Chronique | Rammstein - Rosenrot

Erick 28 octobre 2005

 'Rosenrot' est la suite de 'Reise Reise'. Certains morceaux en sont des chutes. Le son n'a pas beaucoup évolué entre les deux albums. 'Benzin' ouvre sur un titre lourd que le groupe nous a fait découvrir sur scène à la fin de leur dernière tourn?e. Un titre parfait pour réveiller la flamme qui anime le groupe. 'Mann Gegen Mann' poursuit dans un même entrain énergique, jouant autour de l'homosexualité. La mélancolie pointe ses épines avec 'Rosenrot' (le Rouge de la Rose), un des meilleurs titres de cet album au clip saissant dénonçant une pédophilie ecclésiastique. 'Spring' aborde le suicide entrainé par le rejet, avec horreur. Un titre passionné et poussif qui se poursuit avec 'Wo Bist Du'. 'Stirbt Nich Vor Mir' voit se former le premier duo studio de la carrière de Rammstein, avec Sharleen Spieteri, la chanteuse du groupe Texas. On y mêle chant Allemand et Anglais, dans un jeu de question réponses entre deux âmes-sœurs qui ne se rencontrent qu'en rêve. Un morceau émotif qui ne fera pas l'unanimité. Très vite le sensationnel revient avec 'Zerstören', un titre violent aux sonorités orientales qui ne sont pas sans rappeler 'Sehnsucht' avant d'aboutir sur une berceuse bien funeste. 'Hilf Mir' à un petit goût de l'album 'Reise, Reise' qui reste jamais loin dans nos esprits. La véritable surprise intervient avec 'Te Quiero Puta', l'OVNI de l'album sur mariachis et trompettes. Till en véritable taureau arrogant chante en espagnol pour livrer ses assauts sexuels. Un titre empreint d'humour. Une note de folie avant de baisser le rideau sur 'Feuer und Wasser' et 'Ein Lied' aux chants doux. Cette dernière que l'ont peut qualifier de 'petite sœur' de 'Mutter', en reprend l'air en acoustique avec de toutes autres paroles, nous plaçant dans le rôle d'un enfant triste, que le groupe vient cajoler avec sa musique. L'album séduit un publique plus large, présentant plutôt la facette mélancolique du groupe. Il est doué d'une composition excellente et même plus expérimentale que son prédécesseur. Un Must, comme toujours !