Nitrogods - 2012-02-10

Interview | Nitrogods - 2012-02-10

Mandah 09 février 2012

Votre premier album sera disponible à la fin du mois de Février. A quoi devons-nous nous attendre ?
Henny Wolter : C'est très simple, attendez-vous à du Rock N Roll très énergique et old-school. On veut simplement qu'il procure aux gens du plaisir et qu'il leur donne envie de venir nous voir jouer.

Quelles sont vos influences principales ?
On aime les groupes de Hard Rock et Blues des années 70 aux années 80 comme MOTÖRHEAD, ROSE TATTOO, ZZ TOP et STATUS QUO.

Le groupe n'est peut-être pas encore connu du public mais les trois membres qui le composent sont des musiciens reconnus. Quand et comment avez-vous formé le groupe ? Qu'est-ce qui vous a poussé à faire de la musique ensemble et vous appeler 'NITROGODS' ?
Klaus et Oimel jouent ensemble depuis le milieu des années 1990. J'ai rencontré Klaus lors de mes débuts avec PRIMAL FEAR. On a joué ensemble dans ce groupe de 2000 à 2002. Klaus m'a ensuite présenté Oimel et j'ai pensé : « Il me faut ce type dans mon groupe ». On a ensuite joué ensemble lors de soirées bikers et nous voilà ici aujourd'hui. Avec le nom NITROGODS, les gens peuvent s'attendre à quelque chose d'énergique, rapide, lourd et dur comme le ferait de la nitro injectée dans un dragster.

Comment vos anciens groupes ont influencé le son de NITROGODS ?
S'il y avait une seule chose de mon passé qui se rapproche de NITROGODS, ce serait probablement THUNDERHEAD. THUNDERHEAD avait une approche assez similaire de celle de NITROGODS dans la manière de jouer du Rock N Roll.

L'album inclue la participation de Dan McCafferty de NAZARETH et Eddie Clarke, ex-MOTÖRHEAD sur les titres 'Whiskey Wonderland' et 'Wasted in Berlin'. Peux-tu nous en dire plus ?
J'ai rencontré Dan lors de la tournée 2010 de Rock meets Classic. Un soir, au bar de l'hôtel, il m'a promis qu'il chanterait l'une de mes chansons et qu'il le ferait gratuitement si celle-ci lui plaisait. Je lui ai envoyé "Whiskey Wonderland" et a fait le voyage d'Écosse pour l'enregistrer en studio avec nous. C'était tout simplement parfait, j'adore sa voix et il est l'un des types les plus cools et les plus vrais qu'il m'ait été donné de rencontrer dans l'industrie. Eddie, quant à lui, a joué avec Klaus et Oimel sur plusieurs concerts de charité. Oimel lui a demandé s'il voulait bien ajouter un solo sur l'un de nos titres et il a spontanément accepté. Il a composé un très bon solo wah-wah sur "Wasted in Berlin".

Vous avez dit : 'Le temps est venu de revenir aux vraies valeurs du Rock'. Selon vous, quelles sont ces vraies valeurs et que pensez-vous de la scène actuelle ?
Pour nous, le Rock N Roll doit rester authentique et fidèle à lui-même. Nous n'aimons vraiment pas le fait que la plupart des productions sonnent de la même manière, tout le monde enregistre de la même façon avec les mêmes plug-ins et mêmes samples. C'est ennuyant et d'ailleurs si tu compares ces dites productions à un disque d'AC/DC des 70's ou de STATUS QUO, il n'y a pas photo, les anciennes démontent les nouvelles. Les anciennes productions ont une approche plus live et de fait ont plus d'impact que les productions modernes numériquement compressées. Tout le monde corrige les vocaux, les drumbeats et tout le reste jusqu'à ce que le disque perde toute sa valeur. On essaye de s'éloigner le plus possible de cette mauvaise habitude et revenir vers une démarche plus old-school.

Y a t-il un morceau un peu plus spécial dont tu aimerais nous parler ?
Je les aime tous, mais si je devais choisir, je choisirais "Wiskey Wonderland". Il a cette rythmique typée d'un Bo Diddley additionnée à la manière dont Dan et Oimel partagent le micro avec leurs voix uniques, c'est juste du pur Rock N Roll.

Aurais-tu quelques anecdotes à partager avec nous à propos de l'enregistrement de l'album ?
J'ai une petite anecdote à propos de ma rencontre avec Oimel avant que nous commencions NITROGODS. Un soir, je jouais de la musique lors d'un rassemblement de motards avec Klaus, quand a débuté une bagarre. Je me tenais juste au bar quand j'ai pris un coup de poing avant de tomber à terre. C'était Oimel, il m'avait accidentellement frappé derrière la tête. Plus tard, il m'a dit qu'il était vraiment désolé et qu'il n'avait pas eu l'intention de me frapper moi, mais quelqu'un d'autre. Klaus m'a alors dit qu'il connaissait ce gars et qu'il était un excellent chanteur. C'est ainsi que je l'ai connu.

Quel a été le plus gros défi de cet album?
Ce qui nous a pris le plus de temps a été de trouver le son de NITROGODS. J'ai essayé un tas de matériels avant de dénicher une Gretsch 66, ma guitare principale sur l'album. Nous avons même utilisé des micros Telefunken vintage pour enregistrer les percussions et les chants. Donc je dirais que le plus difficile a été pour nous de trouver les instruments et équipements adéquats capables de capturer sur bande le son de NITROGODS.

Que voulez-vous que les gens retiennent de votre musique ?
Nous voulons qu'ils aient un bon trip Rock N Roll comme lors de nos concerts. L'idéal serait qu'en nous écoutant, ils ressentent de la nostalgie à l'égard de leurs albums Rock N Roll préférés des années 70.

Que projetez-vous de faire après la sortie de l'album ?
Tourner, tourner et tourner, et écrire le successeur de cet album.

Un mot pour conclure ?
Soutenez vos groupes préférés. Ne téléchargez pas, si vous appréciez réellement un groupe, achetez leurs albums et allez à leurs concerts. C'est ce qui les garde en vie !

Interview réalisée le 10 février 2012 par