Chronique | Cultus Sanguine - The Sum Of All Fears

Erick --

Devenu un véritable groupe aux alentours de 1998 par l'album remarqué Shadow's Blood, les Italiens de CULTUS SANGUINE connaissent encore de nombreuses modifications de line-up avec l'arrivée dans le groupe de Aurian (guitare) et Nox Perpetua (batterie), avant de mettre le jour à 'The Sum Of All Fears' en 1999. Cet album testament intervient comme un avertissement macabre, illustré par un artwork poussiéreux, au ton sépia vieilli. "La somme de toutes les peurs", tel est donc l'univers dans lequel le groupe tente de vous immerger, évoluant très progressivement dans la dépression. Un travail de composition où se mêlent des mélodies funestes à l'orgue et aux carillons, tapissées d'arpèges mélodieux avant d'évoluer pas à pas dans la tourmente grâce à des guitares lancinantes et soutenues par un chant plaintif. Peut-être que cette formation aurait mérité plus de nuances dans le chant, parfois trop chouinard et étouffé. Toutefois, cet album regroupe quelque-unes des meilleures compositions de CULTUS SANGUINE avec notamment le titre éponyme The Sum Of All Fears, l'ambiante Ultimate Madre où le chant sera conté en italien. Mais aussi The Future Unveiled, Dominatress et Highest Desperation plus proches d'un black metal old-school particulièrement mélodique. In The Days Of Sombre est quant à lui un morceau plus corrosif, l'un des plus riches de l'album. CULTUS SANGUINE sonne un peu comme les versions atmosphériques des chansons d'un album de black metal. Incontournable pour les amateurs de mélodies du genre, The Sum of All Fears propose de sublimes ambiances, bien que le son ait quelque peu vieilli. Quelques temps plus tard le groupe rendra un dernier hommage par un split album en compagnie de la formation française SETH du nom War III où les deux groupes s'échangeront quelques morceaux et reprendront Behind The Wheel de DEPECHE MODE. En 2001, CULTUS SANGUINE se sépare définitivement.