Vamps - 2013-10-01

Interview | Vamps - 2013-10-01

Mandah 04 octobre 2013

Disponible cet automne sur Spinefarm Records / Universal Music, le nouvel album de VAMPS intitulé « Sex Blood Rock N?Roll » est en fait un ?best of? qui réuni les meilleurs titres du duo. Le disque idéal pour présenter VAMPS a un public beaucoup plus large que les adeptes de J-Rock. Toutes les chansons ont été réenregistrées et/ou remixées, et un effort particulier a été porté sur les parties vocales aux quelles de nombreux passages en anglais ont été ajoutés. A l'occasion de leur concert parisien, nous avons rencontré Hyde et KAZ dans les coulisses de l'Olympia quelques minutes avant leur entrée sur scène.

Quelle différence y-a t-il pour un musicien de retravailler de vieux morceaux par rapport à l'écriture de nouveaux ?
Hyde : Hum... L'approche est différente, c'est certain. Mais, quand bien même, créer une chanson de zéro me semble être un exercice plus difficile ; retravailler d'anciens titres n'en demeure pas simple pour autant. Pour moi, cela représentait un challenge. Avec ce best-of, nous voulions retravailler notre son, le rendre meilleur, plus intense, et bien évidemment plus en adéquation avec les goûts et aspirations d'un public international que nous convoitons. En tant que musicien, ce fut un exercice assez intéressant.

Etait-il difficile de ré-écrire les paroles dans une langue étrangère tout en essayant de garder leur esprit et essence intactes ?
Hyde : Les sonorités des deux versions de chaque chanson sont assez similaires. J'ai travaillé avec un traducteur qui m'a aidé à mener à bien ce projet. Il me donnait une liste de mots dont les sonorités se rapprochaient des paroles originales, et je choisissais ceux qui me parlaient le plus. Ce fut très certainement la partie la plus difficile de ce best-of. Nous avons essayé du mieux possible de garder l'esprit original de la chanson, des histoires racontées, des sonorités, et de l'ambiance générale qui en émane.

Quels sont les sujets principaux de vos chansons justement et qu'est-ce qui inspire leur écriture ?
Hyde : Je ne pense pas avoir de sujet de prédilection en ce qui concerne l'écriture des paroles. Chaque chanson s'inscrit dans une démarche spéciale et différente. L'inspiration vient sur le moment. Elle est le fruit d'une démarche spontanée. J'ai toujours envie de dire des choses et ces choses viennent au moment où je compose la musique. C'est la musique elle-même qui m'inspire les paroles.

Les Occidentaux qui portent un intérêt particulier pour les artistes japonais pensent généralement qu'il est dommage que ces derniers abandonnent la langue japonaise au bénéfice de l'anglais. Car, d'une certaine manière, leur musique perd sa plus-value, son impact et sa sincérité. N'avez-vous pas peur de décevoir vos fans en chantant en anglais ?
Hyde : Hum... C'est une question difficile. Nous savons que nos fans les plus férus sont ceux qui veulent nous écouter chanter uniquement en japonais. Mais, nous voulons vraiment nous exporter et il me semble que le japonais représente un frein pour atteindre cet objectif. Le japonais est comme une niche en terme de marché, cette langue représente même une catégorie musicale à part entière. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. Nos chansons japonaises existeront toujours et nous continuerons d'en faire. Mais à côté de ça, nous voulons toucher un public plus large. Pour dépasser cette frontière, il est nécessaire d'utiliser l'anglais.

L'aspect visuel du groupe semble important pour vous. De quelle manière ?
Hyde : Je vais faire ma langue de vipère et j'en suis desolé? (rires). Je pense que le visuel d'un groupe, son image, fait indéniablement partie de l'identité de celui-ci. Je trouve que les musiciens qui se laissent aller physiquement, ou qui sont simplement banals sont beaucoup moins intéressants que ceux qui développent un univers visuel autour de leur musique. Ils sont moins complets. Il est possible de faire de la bonne et belle musique et d'être moche ou gros, oups... (rires) mais cela m'attire moins qu'un groupe qui joue le jeu à fond et se démarque par un physique travaillé.

Vous semblez porter un l'intérêt particulier pour les vampires. Qu'est-ce qui vous attire tant chez eux ?
Hyde : Je dois avouer que je m'identifie à eux, à leur manière de vivre. Je me vois comme un vampire. Je ne bois pas de sang, je te rassure mais je bois beaucoup de vin... quotidiennement (rires). Le vampire représente, selon moi, la quintessence du héros romantique. J'aime les filles, les femmes. Elles m'inspirent. Je me couche le matin et vis la nuit. Les vampires sont beaux, mystérieux et élégants.

Jouons à un jeu. Dîtes-moi quelles images, idées ou points de vue, vous avez en tête à l'annonce des trois mots suivants : Sex ? Blood ? Rock N Roll ?
Hyde : Ah ! Oui, d'accord. Hum. Sex ? Ce mot me fait penser à une performance scénique. Les sensations que cela procure lorsque tu joues sur scène devant gens qui t'aiment et apprécient ce que tu leur offres, c'est intense. C'est une expérience incomparable. Blood ? Le vin, et l'alcool de manière plus générale. Ma source de régénération. Rock N Roll ? Le mot parle de lui-même. Il représente pour moi, la musique et toutes les possibilités qu'elle m'offre. Mon passe-temps, ma raison d'être.

Pour la fin, pouvez-vous me dire ce que vous apporte Vamps par rapport à vos autres groupes respectifs ?
Hyde : J'ai développé avec Vamps un esthétisme plus poussé que je contrôle presque totalement. La légèreté de la musique tout autant que son côté plus lourd et Rock N Roll. Avec Vamps, je m'éclate et suis totalement libre artistiquement parlant. K.A.Z : Oui, le côté léger et le divertissement en plus.

Interview réalisée le 01 octobre 2013 par