B.o.s.c.h : Tout et n'importe quoi

Interview | B.o.s.c.h : Tout et n'importe quoi

Mandah 27 janvier 2007 Mandah

b.o.s.c.h est un groupe allemand qui se fait très rare. Le groupe bosse actuellement d'arrache-pied sur son premier album-studio. Rencontre avec l'un des deux membres fondateurs pour lui soutirer quelques infos.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Loz : b.o.s.ch s'est formé il y a presque 14 ans avec Kai et moi-même. On se connaissait depuis un moment déjà, on jouait ensemble sur plusieurs tournées avec nos groupes respectifs. On avait un point commun : nous aimions créer de la musique avec nos ordinateurs. Cette passion nous a réunis, voilà comment b.o.s.c.h est né. Au départ, c'était un projet pour nous, pour notre plaisir, pour s'amuser, sans aucune intention de porter celui-ci à un niveau plus professionnel. Peu de temps après, on était sur scène en duo avec claviers, samplers, guitares et plein de moniteurs qui diffusaient des animations bizarres.

Aimez-vous des groupes français ?
Loz : Oui, bien sûr. J'ai plusieurs groupes français de divers genres musicaux dans ma collection. Par exemple Moshpit, Obszön Geschöpf, Jenx, Hint, Out, Reaktor juste pour en citer quelques uns. Je trouve que les groupes Français ont une certaine nervosité contrairement aux autres. J'aime beaucoup cet état d'esprit parce que c'est assez spécial.

A propos, que signifie b.o.s.c.h?
Loz : Aucun commentaire là-dessus pour le moment, ça restera un mystère. Du moins, tout ce que je peux dire, c'est que b.o.s.c.h représente aucune barrière dans la création. b.o.s.c.h, c'est la différence n'importe quand n'importe où. On se soutient mutuellement dans la réalisation de ce que l'on veut faire. C'est un projet artistique et musical prônant la liberté.

Que pensez-vous de la scène industrielle actuelle ?
Loz : Grâce à la radio, internet et aux supports tels que MySpace ou MP3.com, la scène underground, précisément, prend de plus en plus d'ampleur. Les groupes inconnus peuvent maintenant présenter leur musique à cette grande communauté internationale. Même pour les très bons groupes, il a été difficile de se faire connaître avant ça. Avant, la seule façon d'attirer l'attention était soit d'être présenté par un magazine underground à tirage très limité, soit par une radio locale avec pas plus de 5 auditeurs !

Les Allemands ont une certaine prépondérance dans ce milieu, comment l'expliquez-vous ?
Loz : La scène musicale allemande, dans son entier, est vaste et chaque genre a ses partisans. L'industrie internationale du disque se focalise sur l'Allemagne à cause des ventes que certains groupes ont engendrées. Je pense que la scène allemande s'est vue croître très tôt depuis Einstürzende Neubauten, Kraftwerk etc. Par la suite, une scission a été provoquée, d'où l'émergence de courants tels que l'electro, l'indus, le gothique dark etc. Je pense que l'Allemagne puise sa force dans ses racines.

De quoi parlez-vous dans vos chansons ?
Loz : Pendant qu'on compose. les seules intentions du groupe sont de prendre plaisir à ce que l'on fait et l'influence que notre musique peut apporter sur notre entourage au sens large. Il n'y a aucune idée préalable, aucune direction que l'on veut prendre. Le résultat peut être tout et n'importe quoi.

Comment composez-vous la musique ?
Loz : Ces questions-là ont droit à la même réponse que celle sur la composition de notre musique. En fait, il n'y a pas vraiment de sujets spéciaux dans nos paroles, ça peut être tout et n'importe quoi encore une fois. On n'a pas de ligne directrice. Il est juste important de se focaliser sur la bonne perception de ce qu'on va choisir de traiter. Je ne sais pas si je suis intelligible là mais on fera avec.

Pourquoi avoir favorisé l'allemand pour les paroles ?
Loz : Je pense qu'il est plus efficace et frappant d'utiliser sa propre langue, parce que tu es plus apte à exprimer exactement ce que tu ressens, et c'est une question de facilité, tu réfléchis moins sur l'emplacement des mots et des sons des paroles. Une autre raison aussi, est que la langue allemande a plusieurs facettes. Tu peux soit l'utiliser pour des chansons dures et rythmiques ou douces et mélodiques. Tiens, en ce moment il y a plein de groupes qui chantent en allemand dans notre top 10 national qui sont bien loin de cet aspect 'dur et rythmique'. Alors je ne pense pas que l'Anglais soit plus mélodique que l'allemand ou aucune autre langue d'ailleurs.

Quels sont vos projets pour l'année 2007 ?
Loz : Premièrement, on aimerait sortir notre nouvel opus. L'enregistrement est maintenant terminé, on est en train de le mixer. On a reçu des propositions pour une tournée, on doit s'y pencher, et on doit aussi réaliser notre clip vidéo pour 'mEhR' incessamment sous peu. Et puis, on est toujours à la recherche d'un label qui représentera au mieux notre musique, ce qui n'est pas des moindres. On a beaucoup de choses à faire cette année.

Interview réalisée le 27 janvier 2007 par Mandah