Chronique | Wappenbund - Kinder des Lichtes

Agathes --

Depuis quelques années, WAPPENBUND s'essouffle, se cherche mais ne se trouve pas. Les albums se suivent et se ressemblent, il manquait au groupe le petit quelque chose faisant toute la différence. Après une longue absence, le groupe revient en 2004 avec Kinder Des Lichtes. Ce dernier se veut être l'incarnation d'un nouveau départ, beaucoup plus calme et mélodique qu'auparavant, les Allemands de WAPPENBUND auraient-il trouvé la solution ? Très certainement, le groupe avait la fâcheuse tendance de masquer leur manque d'inspiration par une violence extrême qui ne rimait à plus grand chose. Avec cet opus la sérénité est de vigueur avec un indus martial tout simplement gracieux. En guise de prélude, c'est Flammen qui s'y colle avec le chant de Maria Isabell qui résonne tout au long du morceau rappelant celui d'Ida Bentgsson, chanteuse du groupe Gothique ARCANA. L'éponyme est quant à lui beaucoup plus simpliste sans mélodie majeure à signaler, le groupe n'allait tout de même pas faire totalement table rase avec le passé. Commençant par un piano intimiste et nappes de synthétiseurs angoissantes, Andacht apporte la touche mélancolique qu'il fallait à Inder Des Lichtes pour totalement se démarquer de ses prédécesseurs. Avec Strahle in Ewigkeit, le groupe s'offre un instant de répit avec des bruits venteux retouchés de façon à sonner plus Indus, avant de retourner dans son domaine de prédilection, avec notamment Frieda (Dein Sind Die Rosen). Le titre ressemble fortement au précédent avec un entrain beaucoup plus prononcé. Pour conclure magistralement le tout, Marche Funèbre regroupe tout ce qui fera le succès du disque et mixe de façon captivante les nappes de sytnhés, les beats assourdissants au possible et une voix discrète. Limité à 1000 exemplaires, Kinder Des Lichtes est emballé dans une pochette représentant une enveloppe.