Single après single, Messalina garder notre attention en captivité ! No Color, le troisième titre de la formation dark rock aux influences doom, metal et grunge, nous avait de toute façon convaincu dès la mention "feat. Doodseskader", ou plus exactement Tim de Gieter ! De quoi nous faire bouillir d'impatience en attendant le 22 mai, date de sortie d'un premier EP intitulé Golden Wounds.
Si Messalina est originaire de la Baie des Anges, mieux vaut ne pas s'y tromper : ici les anges ont des auréoles ternies. Tirant son nom de la controversée et énigmatique Messaline, le quatuor met en musique l'amour et la souffrance. Entre luxure et soif de plaisir, Messalina ce sont des ombres, des braises et un goût de rituel électrique. À la fois lourd et mélodique, enivrant et mélancolique, l’univers du quatuor met en musique mystères et pulsions. Avec ce single tiré de l’EP Golden Wounds à paraître le 22 Mai, Messalina continue d’explorer un terrain à la fois dense, abrasif et chargé émotionnellement. No Color, c’est cette sensation de dérive intérieure, quelque chose de tendu, de fragile, mais bien réel.
Messalina réunit (à nouveau) JB Le Bail (chant / guitare) et Rémi Serafino (batterie), déjà collègues dans Svart Crown et Igorrr, et ici rejoints par Aymen Mahjoubi (guitare / chant) et Alexis Fedunizin (basse). No Color se découvre ci-dessous avec son clip, bien sûr en noir et blanc.
J.B. Le Bail raconte : «J’ai rencontré Tim sur la route à l’époque où il jouait avec Amenra. Au-delà de l’humain — qui est vraiment quelqu’un d'incroyable— j’ai toujours été marqué par son univers. Quand on a commencé à travailler sur ce morceau, ça m’a semblé évident de l’inviter. Il a accepté, et la connexion s’est faite naturellement. Le titre navigue entre une énergie post-grunge, une approche alternative et une noirceur plus profonde, presque étouffante. Une forme de violence intérieure sous sédatif.Le texte parle d’un état dépressif assez frontal. Ce moment où tout devient gris, où plus rien ne te touche vraiment — même ce qui est censé te faire vibrer. Tu continues d’avancer, mais sans relief, sans couleur.»
Tim de Gieter ajoute : «Ce morceau s'est imposé comme une évidence — on a vraiment l'impression d'y entendre se rejoindre nos deux univers musicaux de la plus belle façon. Je suis sincèrement fan du groupe et de ces musiciens, donc quand on m'a proposé d'y participer, j'étais plus qu'enthousiaste. L'invitation est arrivée à un moment où j'avais besoin de sortir certaines choses que j'avais sur le cœur, et ce mélange de tension sombre et de frénésie offrait un terrain parfait pour faire résonner ces pensées.. »