Chronique | Korn - The Path of Totality Tour – Live at the Hollywood Palladium

Pierre Sopor 04 septembre 2012

Visiblement satisfaits de leur coup de jeune avec The Path of Totality et de sa réception par le public, KORN décide d'en profiter à fond et de sortir un nouvel album live. Pas franchement le premier de leur carrière, ce Live at the Hollywood Palladium permet néanmoins de se faire une idée du rendu sur scène des morceaux dubstep récents. Quel dommage alors qu'un des morceaux phares, Get Up ouvre le concert d'une manière mollassonne : la voix de Davis manque clairement de puissance sur le refrain. Et si le son est bon, le leader du groupe semble à la peine, lui dont la voix est pourtant impeccable quand il s'agit de chanter. Enchaînant avec quelques titres peu convaincants du dernier enregistrement studio, KORN finit par faire décoller l'ambiance pour de bon sur Narcissistic Cannibal, alors que Davis s'adresse plus à son public. Un des moments forts du live, il est aussi le dernier titre dubstep avant que KORN ne se remette à jouer des morceaux plus anciens, tels que les classiques Freak On A Leash ou Here To Stay. Si ce sont pour ces moments-là que le public de KORN, aujourd'hui trentenaire ou presque, fait majoritairement le déplacement, il est impossible de nier l'efficacité des titres récents qui réussissent à convaincre, après plusieurs albums de vaches maigres. Ce n'est probablement pas un hasard si aucun album sorti entre 2002 et 2011, soit une période de dix ans, n'est représenté en live. KORN assure également le fan-service avec Predictable et Shoot And Ladders tous deux tirés de leur premier album, succès assuré auprès des fans. Et au cas où il y aurait quelqu'un dans la salle qui n'a jamais entendu parler de KORN, on a droit à leurs deux inévitables reprises de One de METALLICA et de Another Brick in the Wall des PINK FLOYD. Et s'il est un rituel auquel nul n'échappe, c'est à cette fin de concert sur Blind, KORN nous gardant le meilleur pour la fin, bien qu'on s'y attende. Alors si KORN prolonge le plaisir d'avoir retrouvé un second souffle, difficile de trouver un album live indispensable. Le vrai événement avec les derniers concerts du groupe, c'est qu'à fréquenter des p'tits jeunes, Davis semble s'être trouvé une nouvelle jeunesse... Et qu'on espère qu'il en profitera à l'avenir pour nous pondre quelques nouveautés plus intéressantes qu'un énième live / best-of / compilation de "raretés".