FAR-EAST PHALLUS KICKER veulent se faire botter les fesses par des femmes !

Interview | FAR-EAST PHALLUS KICKER veulent se faire botter les fesses par des femmes !

Mandah 10 octobre 2021 Mandah FRÉNOT Yoann CLOCHON

Nous avons été si conquis de voir FAR-EAST PHALLUS KICKER en concert l'été dernier (août 2021) que nous avons décidé de réunir ces botteurs de phallus pour une interview intimiste et séance photographique afin de vous les présenter de manière plus approfondie. FAR-EAST PHALLUS KICKER est un groupe qui promet des choses intéressantes. Accrochez -vous à vos slips !

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Le nom du groupe est assez unique en son genre. Comment vous est-il venu en tête ? Est-il lié au roman 'Woodstock Phallus Cutter' de l'artiste Yayoi Kusama (pop art) ?
Chuya : Oui en effet, c’est un clin d’œil à cette œuvre (montre le livre). Néanmoins la toute première idée que j’ai eue concernant le nom du groupe vient d’une chanson que Hideki m’a fait découvrir et qui s’appelle Kyokutō Lover. Je suis littéralement tombé amoureux de cette chanson, si bien que j’ai voulu utiliser une partie de son nom, Kyokutō (ndlr extrême orient en français, far-east en anglais) pour le nom du groupe. Il y a une chanson sur notre EP qui se nomme Kyokutō Lovers pour cette même raison. J’en ai ensuite fait un mélange avec le nom du roman, Woodstock Phallus Cutter. J’ai pensé que ça sonnait bien, qu’il en mettait plein la figure. Il est assez inoubliable, non ? Le livre quant à lui est très avant-gardiste. Il est également présenté sous la forme particulière d’un recueil de poèmes. C’est différent et j’aime ça. Laisse-moi te lire un passage : 次が出てきた満月、星の小さい光、消してしまうこと (la prochaine pleine lune qui suivit, la légère lumière des étoiles va s’éteindre). J’adore même si je ne saisis pas totalement le sens (rires). Cela me fait réfléchir. En ce qui concerne le mot kicker, il fait lien au martèlement sonore de la batterie. Quand on joue sur scène, j’aime la sensation du tambourinement dans mon dos. J'ai l'impression que la musique pénètre mon corps. Cela me fait me sentir vivant. J'aime la musique techno pour cette même raison. J'ai l'impression que le pouls de mon cœur marche en harmonie avec le rythme des percussions. J’ai l’impression de me connecter à mon être, à l'essence de la vie, au moment présent. La première fois que nous avons répété ensemble en tant que groupe, j'ai pensé "ça y est, ça botte des culs" ! La guitare et la basse à mes côtés, la batterie derrière… Et moi, pris au milieu, pris au piège par cette merveille. C'est ainsi que j'ai pensé au mot kicker. Et sinon, comment dit-on le mot phallus en français ?

Phallus, comme en anglais (rires).
Chuya et Hideki, vous vous connaissez depuis longtemps. Vous jouez ensemble dans le groupe DE-LAX. Comment êtes-vous venus à créer un nouveau groupe ?

Hideki : J'ai demandé à Chuya de venir jouer avec moi. On se connaît depuis de nombreuses années, on joue ensemble depuis des siècles. Un jour, je lui ai demandé de faire quelques sessions musique pour nous amuser. On s’est donc beaucoup vus, on a joué et beaucoup bu. Plus on se voyait, plus on jouait, plus notre désir de monter un nouveau groupe ensemble se renforçait. Et nous voilà aujourd’hui ici, donner une interview pour un média français. En ce qui concerne le pourquoi… Il faut dire qu’il est celui que je connais le mieux et il est celui qui me connaît le mieux. J’ai pensé qu’il serait intéressant et audacieux d’essayer du neuf, musicalement, ensemble. J’ai voulu repartir de zéro avec le musicien que je connais le mieux. Un nouveau départ pour nous deux.
Chuya : La manière dont tu parles de nous, de moi, est assez troublante. Ça me fait quelque chose (sourit d’une manière enamourée). Bref, ensuite Hideki a suggéré l’idée de choisir des femmes, des musiciennes pour la rythmique. Il a pensé que ce serait percutant et j’ai été d’accord. Comme je l’ai dit précédemment, quand j’ai pensé le nom du groupe autour du mot kicker, j’ai voulu transmettre l’idée d’être pris par la rythmique, d’être transporté par la musique, par sa dynamique. Il n’y a pas meilleur moyen de botter des fesses que lorsque ce sont des femmes qui le font. C’est juste super cool d’avoir des musiciennes qui en jettent à ses côtés.
Reiko : Chuya, j’adhère totalement à la manière dont tu décris la sensation que te procure la scène, comme se faire botter les fesses par le tambourinement de la batterie. C’est la première fois que quelqu’un pose des mots sur ce que je ressens lorsque je joue. Il y a quelque chose d’indescriptible, quelque chose d’unique au live-house. C’est gratifiant (sourit).
Chuya : Il y a un système sonore placé sur scène appelé haut-parleur de retour de scène qui permet aux musiciens de s’entendre et d’entendre les autres membres du groupe clairement. Mais je préfère ne pas avoir ce retour-son car j’aime l’avoir naturellement par derrière (rires). C’est beaucoup plus agréable car cela fait monter la tension plus fort, plus vite.

Un groupe mixte est rare. On voit habituellement des groupes uniquement d'hommes ou uniquement de femmes. D'après ce que je comprends, le choix d'un groupe mixte est réfléchi ?
Chuya : Au tout début, début, on n’a absolument pas pensé à monter un groupe mixte. Finalement, je me fous du genre des autres musiciens. Tant que le groupe est bon, le reste est insignifiant. Ceci étant dit, la première fois que j’ai vu Reiko Mukai jouer de la batterie, j’ai trouvé qu’elle défonçait tout. J’ai pensé qu’il serait cool de me faire botter les fesses par elle. J’espère que tout le monde comprend que c’est une image (rires).
Reiko : Merci (sourit). Ceci étant dit, tous leurs amis-musiciens ont décliné leur offre. C’est un ami commun, Matarow, qui a émis l’idée m'accueillir à la batterie.
Hideki : Oui, c’est Matarow qui a suggéré cette idée et j’en ai ensuite parlé à Chuya. Chuya et moi jouons dans un groupe nommé DE-LAX comme tu l’as mentionné précédemment, du coup on a cherché à se différencier musicalement de celui-ci. Ery et Reiko collent parfaitement au projet.

Ery et Reiko, comment avez-vous joint le groupe ?
Ery : Je suis la dernière pièce apportée au groupe alors je vais laisser la parole à Reiko.
Reiko : Chuya m’a contactée, il m’a demandé si j’étais disponible le 16 avril pour une performance dans un live-house. J’ai bien sûr, immédiatement accepté. Je l’admire et le respecte en tant qu’artiste. J’étais très excitée à l’idée de pouvoir jouer à ses côtés sur scène. J’ai donc appris les chansons. Ce qui m’a surpris, c’est que peu de temps avant les répétitions, il m’a dit que nous ferions des photos promo pour célébrer cette collaboration artistique. J’étais sans voix… Il a dit très exactement : "mais avant ça, on va officialiser la formation du groupe avec une réunion". C’est ainsi que je suis arrivée (sourit) !
Chuya : C’est tout moi ça (rires) !
Hideki : Cet homme est un esprit libre (pointe Chuya du doigt). Il suit son propre courant et prône la spontanéité comme tu l’as sans doute remarqué. Il marche au rythme de sa propre musique. Malheureusement pour nous, il est l’archétype du groupe sanguin B…
Ery : En ce qui me concerne, j’ai été repérée à la basse en jouant aux côtés de notre ami commun, Matarow. Il nous avait individuellement invités à sa fête d’anniversaire. Je crois qu’on m’a remarquée de cette façon-là.
Hideki : Exactement, j’ai pensé qu’il serait chouette de t’avoir avec nous.

L'industrie de la musique est connue pour être sexiste. J'entends par là que les femmes se font rares dans le paysage musical autre que celui de la pop (compositrices, cheffes de maisons de disques, etc). Avez-vous déjà rencontré des difficultés en tant que musiciennes, en tant que femmes ?
Reiko : En ce qui me concerne, je ne ressens aucun sexisme. Les musiciens que je côtoie me traitent comme leur égale, comme un autre musicien, comme leur collègue. Ceci étant dit, je suis dans le milieu de la musique depuis longtemps et il a changé, pour le meilleur. Ce n’était pas comme ça avant. Il y a 20 ans, je pouvais ressentir une certaine forme de supériorité de la part des hommes. Ils pensaient des choses comme "elle peut effectivement jouer" ou encore, "pas mal pour une fille". Cette industrie est toujours dominée par les hommes dans la mesure où ils représentent la majorité numérique, mais je ne ressens plus aucune discrimination sexuelle. Quand on traîne ensemble, nous discutons musique. Je n’ai vraiment pas l’impression d’être traitée différemment des autres.
Ery : Pour ma part, je n’ai jamais ressenti de discrimination sexuelle réellement menaçante. Certains hommes pensent certainement que les femmes ne peuvent pas jouer de la bonne musique mais je les plains. J’ai rencontré une ou deux fois des hommes qui m’ont rabaissée ou ont démontré une attitude dédaigneuse vis-à-vis de moi mais une fois qu’ils m’entendent jouer, ils se la ferment et leurs visages s’illuminent. Ils sont positivement surpris.

Êtes-vous tous satisfaits du groupe pour le moment ?
Hideki : Je suis super content jusqu’à présent. Je pense qu’on a une bonne et solide base. Ceci étant dit, j’ai l’impression qu’on est toujours à la recherche de notre propre et unique son. Nous sommes toujours au tout début de l’aventure. Tout va devenir excitant et intéressant à partir de maintenant. J’ai hâte de voir ce qu'on va pouvoir donner. Spécialement avec LUI, ce mec-là (pointe Chuya). Il a atteint un excellent niveau. Il est aussi perfectionniste. C’est donc très intéressant de créer quelque chose de nouveau, de développer un nouveau projet musical avec lui, ensemble.
Chuya : Oh, avec LUI… Ensemble… (sourit avec un air enamouré).

Hideki, tu es jusqu’à présent le compositeur principal, à quel degré les autres membres interviennent-ils dans le procédé créatif des morceaux ?
Hideki : Oui, je suis le compositeur principal mais je suis complètement ouvert aux idées des autres. Je les encourage à m’envoyer leurs trucs (rires) ! Le problème, c’est que tout le monde est très occupé et actif avec d’autres groupes. Ceci étant dit, chacun a sa propre identité musicale. Je compose mais ils arrangent tous les titres.
Ery : Oui, ce que nous faisons, c'est l'arrangement. Fondamentalement, l'arrangement est une reconceptualisation musicale d'une œuvre précédemment composée. La chanson finale diffère généralement de l'œuvre originale par son harmonie, sa ligne mélodique, son orchestration et/ou le développement de sa structure.
Hideki : Je doute parfois lorsque j'écris de la musique. Des fois, j'ai l'impression d'être au sommet d'une montagne et d'autres fois, j'ai l'impression de tomber de cette montagne. Dans le doute, quand je suis bloqué, je demande de l'aide, je demande des idées. Tu sais, je n’écris quasiment aucune partition de batterie. Je laisse cela complètement à Reiko. Elle est totalement libre de faire et de créer ce qu'elle veut. Elle propose toujours des idées incroyables d’ailleurs.

Y a-t-il un concept spécial derrière le groupe ? Avez-vous décidé en amont certaines choses concernant l’image du groupe par exemple ?
Reiko : On a discuté une fois seulement. On s’est accordé sur le port vestimentaire du noir. En ce qui concerne la musique, on s’est mis d’accord sur le fait de toujours aimé ce que nous faisons. Les musiciens n’aiment pas toujours leurs propres créations parce que la musique qu’il crée n’est pas à la hauteur de leur espérance. La seule règle que nous avons, c’est d’aimer les chansons que nous créons.
Chuya : C’est vrai qu’en réfléchissant à ta question, je viens de réaliser que nous n’avons pas décidé de grand chose vis-à-vis de notre univers.
Hideki : En fait, j’ai bien eu une image en tête et cette image était, principalement, toi Chuya. LUI, ce gars juste là (rires).
Chuya : Ah ! C’est vrai (l’air heureux) ?
Hideki : C’est toi l’patron (rires) !

Bien que vous n’ayez décidé de rien vis-à-vis du groupe, comment le décriez-vous auprès des gens qui ne vous connaissent pas ? Lors de votre premier oneman, nous avons été frappés par l’équilibre du rock japonais/culture japonaise et le rock occidental que le groupe dégage.
Hideki : Ouah, c’est une question très difficile (rires). Quand je compose, je ne pense jamais aux accents que la chanson aura, si elle sonnera japonaise ou occidentale. La première chose que j’ai à l’esprit est le vocaliste qui, éventuellement chantera la chanson. En ce qui concerne le groupe, la première chose que j’ai eue à l’esprit est Chuya, son univers, ses mots particuliers. Il est japonais et moi également, alors quand bien même mes racines musicales sont ancrées à l’Occident (blues, rock, punk), quand bien même je suis influencé par celui-ci, ma créativité est filtrée à travers le prisme de mon identité japonaise.

Je vois.
On en a parlé un peu avant mais pouvez-vous décrire la manière dont l'EP a été conçu ?

Ery : Hideki compose la musique, on arrange cette dernière selon nos goûts respectifs. On loue un studio pour répéter. On s’exerce et s’exerce davantage. On joue le titre en concert et le modifie jusqu’à ce que nous en soyons tous satisfaits. On retourne au studio pour l’enregistrement. Actuellement, beaucoup de musiciens enregistrent leurs parties séparément mais nous ne marchons pas comme cela. Nous nous réunissons tous les quatre pour enregistrer.

Comptez-vous créer le prochain album de cette même manière ?
Ery : Oui, nous allons procéder de la même manière.
Hideki : Je ne l’ai dit à personne, il reste deux chansons seulement à écrire pour compléter notre premier album.
Reiko : Trop cool !
Hideki : Une fois l'interview publiée, vous allez avoir la pression pour terminer l'album (rires). Hein, les gars ?

Merci pour l’exclusivité.
Pourriez-vous me dire ce que vous aimez le plus et le moins dans votre métier de musicien ?

Reiko : Ce que j’aime le plus, c’est voir les gens en face de moi apprécier la musique que je joue lors d’un concert. Il n’y a rien de mieux. Les concerts sont les choses que j’apprécie le plus au monde. Ce qui est difficile dans la vie d’un musicien, c’est la vie de tous les jours. La vie d’un musicien n’est pas stable. Ceci étant dit, j’aime ce que je fais et je fais ce que j’aime. Si j’avais choisi un parcours plus ordinaire, avec un travail ordinaire, j’aurais eu plus d’argent, c’est sûr. J’aurais eu mes week-ends, mais je n’aurais pas été heureuse. Ça ne me ressemble pas.
Ery : Je suis complètement d’accord avec toi. Ce que j’aime le plus, c’est me produire sur scène. Mais pour être tout à fait exacte, ce qui m’importe le plus est l’interaction avec les gens qui viennent me voir jouer. Il y a une alchimie spéciale et unique à chaque fois. Chaque représentation est différente. C’est ce qu’il y a de plus extraordinaire dans ce métier. En ce qui concerne les points négatifs, je dirais l’instabilité financière. L’année 2020 a été dure. Tous mes concerts ont dû être annulés, je n’ai eu aucune rentrée d’argent (rires).
Hideki : Être artiste, c’est mettre énormément d’efforts et d’émotions dans un projet et j’adore tout ce procédé. J’aime essayer de matérialiser des idées créatives. Je suis amoureux du procédé créatif, de la manière d’une idée aussi fine qu’une synapse puisse grandir et venir à la vie. Le point négatif est lié à ce processus créatif, il m’arrive de douter, j’ai parfois du mal à matérialiser mes idées. Quand une composition est finie, je suis toujours un peu nerveux quant à la manière dont celle-ci sera reçue. Je me demande toujours si je me suis donné tous les moyens nécessaires pour faire honneur à la vision que j’avais eue. Est-ce que les gens vont être aussi enthousiastes que nous l’avons été ? La manière dont vont être reçues les chansons pour lesquelles j’ai mis de ma personne est très stressant pour moi.
Chuya : La musique me rappelle pourquoi se la jouer solo va à l'encontre de notre nature humaine, des êtres sociaux. J'ai chanté avec beaucoup de groupes, j'ai essayé de me lancer en solo pendant un moment mais c'était trop dur pour moi. Quelque chose n'allait pas. Seul, j'ai l'impression de ne pas avancer. Il y a quelque chose de spécial dans le fait d'être dans un groupe qui manque quand on joue seul. Quand je chante avec des musiciens à mes côtés, en tant que groupe, nous respirons le même air. Ce souffle est la musique. Ce que j'aime le plus, c'est la synchronie émotionnelle d'être dans un groupe. Quant aux inconvénients, je n'en trouve sincèrement aucun. Je suis musicien, c'est le meilleur métier du monde (sourit).

C’est une très jolie réponse ça.
Y a-t-il des musiciens qui vous inspirent et si oui, quelles qualités admirez-vous chez eux ?

Chuya : Ah, je suis intéressé par les réponses des autres. Je veux connaître vos goûts musicaux. Pour ma part, j’adore David Bowie et Nick Cave. Je les ai toujours aimés. En ce moment, j’écoute THE PSYCHEDELIC FURS. Les membres sont de la même génération que Cave et Bowie et sont toujours en activité ce qui est absolument génial ! Ce sont tous de grands frontmen. Ce que j’aime le plus chez eux, c'est leur compétence vocale. Leurs chansons mettent en avant leurs voix. C’est d’ailleurs ce que j’aime chez Hideki. Il a la capacité de composer des musiques qui vont avec ma voix. Ses chansons me donnent toujours l’envie d’écrire de belles paroles. J’aime aussi le sabi-melo, la mélodie du refrain.
Hideki : C’est quoi ça ?
Ery : La ligne mélodique principale, je dirais.
Hideki : Oh, c’est ça ! Tu maitrises le décryptage du langage de Chuya. Belle progression (rires) !
Reiko : En ce qui me concerne, j’ai toujours admiré les BEATLES et les RED HOT CHILI PEPPERS. Chez les BEATLES, il y a des séquences de batterie que j’aime tout particulièrement. Sans ces séquences, les chansons perdraient leur grandeur. Ces séquences sont des classiques. La première fois que je les ai entendues, j’étais abasourdie. Elles créent le cachet et l’identité des chansons. Chez les RED HOT CHILI PEPPERS, j’adore la manière dont la voix du chanteur est portée et mise en valeur par la batterie.
Chuya : C’est exactement ça dont je parle quand je dis que j’aime bien qu’elle me botte le derrière avec sa batterie (rires).
Ery : Le premier nom qui me vient à l’esprit est le bassiste de MÖTLEY CRÜE, Nikki Sixx, qui a été une vraie source d’inspiration pour moi. J’aime la façon dont il joue de la basse. J’aime son style. Son jeu n’est pas forcément très technique mais il est une bête de scène. Il dégage une énergie incroyable. Il est très charismatique. Il sait interagir avec le public, en tant que bassiste je trouve ça remarquable. Il arrive à rendre les gens fous de lui et je l’admire pour ça. J’ai toujours souhaité devenir une artiste comme lui.
Hideki : Mince, c’est à mon tour, je crois. J’aime tellement d’artistes qu’il est difficile de choisir (rires). J’aime énormément Link Wray, un guitariste américain des années 1950. Il a beaucoup de prestance. Son jeu de guitare est vraiment chouette ! Il a une touche particulière et une façon de composer la musique très distinctive. C’est lui qui m’a donné l’envie de devenir guitariste.

Merci à tous. Finissons avec un petit jeu.
Studio d'enregistrement ou concert live ?

Tous à l'unisson : Live

Interview ou shooting-photo ?
Hideki : Shooting-photo !
Chuya :Étant un grand narcissique, photo !
Ery : Interview. Mais les deux sont chouettes.
Reiko : Je ne suis pas à l’aise en face d’un appareil photo. Interview !

Héro ou anti-héros ?
Ery : Anti-héros !
Reiko : J’adore les anti-héros.
Hideki : Je suis un type comme Tora-san (車寅次郎, Kuruma Torajirō). Un héros tourmenté n’ayant pas de chance en amour.
Chuya (commence à chanter David Bowie) : We can be heroes (sourit) !

Idéaliste ou réaliste ?
Hideki : À mon âge, réaliste (rires).
Ery : Je suis plutôt du côté idéaliste en général.
Reiko : Les artistes ne sont-ils pas idéalistes par défaut ?
Chuya : Je suis clairement dans l’espace (sourit).

Quel péché capital êtes-vous : l'orgueil, la gourmandise (ou addiction), la paresse, la luxure, l'avarice, la colère ou l'envie ?
Ery : La paresse !
Reiko : Moi aussi, la paresse !
Hideki (soupire) : La luxure, je ne peux résister (rires).
Chuya : Idem, la luxure !

Étant donné que Yoann choisit la paresse et moi, la luxure, faisons une photo équipe : l’équipe de la paresse d'un côté et l’équipe de la luxure de l'autre.