HYPNO5E présente l'album Trame Noire et en partage un premier titre

Pierre Sopor 23 juillet 2026

Trois ans et demi après le magnifique Sheol (chronique), Hypno5e nous présente son prochain album, Trame Noire. Les poètes du post-metal mélancolique et cinématographique le sortiront le 6 novembre via le label Pelagic Records et vous pouvez déjà le précommander par ici.

Le label explique que le titre provient de la démarche architecturale consistant à limiter la pollution lumineuse pour préserver la noirceur de la nuit dont ont besoin les animaux vivant la nuit. L'album "raconte l'histoire d'un protagoniste qui confronte ses traumas au cours d'une nuit, alors que chaque insecte, chaque battement d'aile et chaque changement de température fait remonter à la surface de sa mémoire des souvenirs enfouis.". Emmanuel Jessua, le chanteur et guitariste du groupe mais également responsable des aspects visuel et conceptuel poursuit : "le concept de cet album vient d'une découverte que j'ai fait à La Réunion. Dans un observatoire, j'ai rencontré un scientifique qui étudiait la trame noire. L'histoire est presque un détail, ce que j'aime à propos de Trame Noire est cette constante métamorphose, où des petites choses comme un changement de lumière, une pulsation ou le mouvement d'une feuille peuvent raconter quelque chose sur le personnage".

On nous précise également que l'album sera inhabituellement court pour Hypno5e (39 minutes !), qu'il y aura moins de samples que d'habitudes pour se focaliser sur le chant qui se fera la voix du personnage unique. L'artwork est signé Thierry Jessua, le papa d'Emmanuel.

Pour vous mettre dans l'ambiance, en voici le premier single, Lost Fires. On vous rappelle que Hypno5e sera en tournée à l'automne avec Hippotraktor. Vous pouvez retrouver toutes les dates dans notre agenda ou sur le flyer plus bas.

Au sujet de ce single et clip, le groupe ajoute : "le film cherche à explorer le territoire comme un espace vivant et en mutation, qui résiste à la géographie et se déroule plus comme une extension de l'inconnu. Alors que ses contours changent et se dissolvent, des couches enterrées de soi commencent à émerger, pas comme des souvenirs à réclamer mais comme des présences calmes, élusives, qui ont toujours existé sous notre perception. Le paysage devient un seuil où le visible et l'invisible se re-façonnent l'un et l'autre, révélant un monde intérieur en perpétuelle transformation. Plutôt que d'offrir des réponses, le film embrasse la désorientation comme un moyen de rencontrer ce qui était dormant, d'autoriser l'inconnu à faire surface avec l'étrange familiarité de quelque chose qui n'a jamais été vraiment perdu".