Il reste un petit peu plus d'un mois avant la sortie de The War is Over, le premier album de Kabbel, le projet indus pop / queer sadcore de Gregory Hoepffner (SURE., Jean Jean, etc). Pour patienter, nous avons la triste joie de vous proposer en avant-première le single Elephant, disponible le 23 septembre sur toutes les plateformes mais dès aujourd'hui en bas de cette page !
Au sujet de ce titre à la mélancolie addictive et aux éruptions rageuses viscérales immédiatement accrocheuses et familières, Gregory explique : "cette chanson incarne bien le côté irréel du personnage de Kabbel car elle met en scène des émotions et une envie très adolescentes portées par la maîtrise d'une personne adulte. C'est une façon pour moi de poursuivre ce petit rêve de voir via mes yeux d'ado de l'époque un adulte qui puisse exprimer ce que je ressens et, quelque part, valider une sensibilité peut-être trop exacerbée.
Le texte est un exutoire total, ça parle d'une relation qui tourne mal et de la rancœur que ça crée envers l'autre. Mais dans cette chanson sans filtre, il y a des choses que l'on peut aussi se reprocher à soi-même : on pense souvent qu'on a raison et que tout est noir et blanc mais évidemment c'est faux, la négativité marche dans les deux sens. Ce côté se retrouve aussi dans le clip, qui commence en noir et blanc avant de passer en couleurs. Musicalement, ça poursuit aussi cette mémoire d'ado car le morceau reprend les codes du nu-metal des années 2000 et en particulier les singles calibrés pour la radio. J'avais envie que ça sonne comme le premier morceau que tu composes dans ta chambre quand tu découvres ce genre de musique et que t'adores ça. C'est un morceau qui pourrait avoir tous les clichés que tu entends et que tu aimes mais qui est porté par une production très moderne qui donne cet aspect plus ambivalent.
Il y a donc un côté très fast-food dans ce morceau, très réconfortant, qu'on a tenté de contrebalancer dans le clip. Avec le réalisateur Ben Berzerker, on voulait que visuellement ce soit le plus minimaliste possible pour que l'on se concentre uniquement sur l'émotion pure des performances à l'écran sans rien ajouter d'autre autour".