Environ un mois avant la sortie de Trame Noire, Hypno5e a débuté une tournée qui traversera la France au cours de l'automne, avec également des arrêts prévus en Belgique, en Suisse et aux Pays-Bas. Nous avons profité de leur passage à Lyon (que l'on vous racontait par ici) pour faire parler Emmanuel Jessua (chanteur et compositeur principal), Pierre Rettien (batteur) et même un peu Charles Villanueva (bassiste) de la gestation de ce nouvel album. Peut-être plus indomptable et cryptique que son prédécesseur Sheol, sa poésie mélancolique secouée par des tourbillons d'émotions à vif nous a également fourni l'occasion de discuter de choses tristes comme les spectres, la géographie et Radiohead.
Photo d'illustration : © Cyrielle Thélot
L'album est encore plus organique, foisonnant et changeant que précédemment. Cette intention était-elle là dès le départ ou est-ce venu à force de travailler ensemble ?
Emmanuel : En fait on ne travaille pas souvent ensemble, on ne peut pas s'encadrer ! Non c'est surtout que l'on travaille beaucoup par petits groupes. Je compose chez moi plein de choses différentes, puis on se voit par duo et je propose à chacun des petites structures. Je travaille avec Jonathan pour la guitare, je vois ensuite Charles, puis Pierre pour la partie rythmique… C'est rare que nous soyons tous ensemble dans une salle de répétitions. On a commencé à jouer à quatre seulement en septembre, ça vient vraiment avant les tournées. En revanche, dès le début je voulais des sonorités un peu différentes, je voulais un cap entre le traitement des sons tel qu'on l'a fait sur les autres albums et celui-ci. Je voulais quelque chose de plus accidenté, de plus rugueux avec plus de matière et de reliefs. Lors de l'enregistrement, on a fait des reamping de guitare par exemple ce que l'on ne faisait pas avant, ça permet d'avoir un son plus gras, plus ouvert et abimé. On a enlevé pas mal d'effets pour avoir ce son plus brut, des riffs plus lourd aussi, plus chargés. De la même façon, nous avons essayé de garder cette dynamique au mixage. Je ne me suis pas posé la question de ce que devait être le résultat final, mais l'idée était là, je voulais un ensemble moins cérébral.
A l'écoute de l'album, on aurait plutôt dit que vous composiez tous ensemble ! La composition semble plus spontanée que cloisonnée…
Emmanuel : C'est parce que les morceaux s'écrivent quand même sur le vif en fonction de ce que l'on va échanger en duo, souvent devant une session de travail avec tous nos instruments à disposition. On n'arrive jamais en studio avec des morceaux finis même si pas mal de choses sont déjà composées. Sur des morceaux comme Falmer ou Trame Noire par exemple nous allions avec Charles d'instrument en instrument : piano, harmonium… C'est ce qui donne ce côté très spontané et vivant que tu décris. Mais jamais tous les quatre, non. Les lignes de batterie ont été les dernières à être enregistrées.
Pierre : Oui, quand je rentre en studio pour la phase finale d'enregistrement de la batterie, la structure des morceaux est déjà faite. J'ai déjà fait tourner un peu tout ça chez moi mais il y a toujours des nouvelles choses qui arrivent au moment d'enregistrer. J'improvise des parties et ça va, ça vient comme ça.
Emmanuel : J'avais composé une base de batterie pour Sheol, alors que pour Trame Noire, même si je l'ai aussi un peu fait juste pour donner l'intention, je savais que ça allait beaucoup changer ! Avec Pierre j'ai compris maintenant que ça se passe comme ça ! Je sais que les riffs vont partir dans une direction finalement assez différente que prévue, ce qui est très bien. C'est ce qui fait que le résultat est plus organique. On a même parfois changé certaines choses sur la guitare après l'enregistrement de la batterie...même si l'on n'est pas toujours d'accord ! Sur les albums précédents tout était déjà pré-écrit, c'est ce qui rend sans doute celui-ci si vivant. Après, cette façon de composer qui est très éclatée, c'est un peu fatigant ! Ça nous a un peu lessivé. Dans le bon sens du terme bien sûr parce que je suis incapable de m'arrêter… je travaille déjà sur la suite, d'ailleurs, mais après trois ans, on est contents que cet album soit enfin sorti !
Pierre, comment composes-tu avec les envies d'Emmanuel et les tiennes ?
Pierre : Souvent j'arrive en studio avec des idées, que je ne leur ai pas fait écouter avant, et ils font une petite crise cardiaque ! Alors on débat, on discute… Parfois je n'arrive pas à leur jouer ce que j'avais en tête et je passe trois quarts d'heure à essayer… La structure des morceaux étant changeante jusqu'au dernier moment, c'est assez particulier puisque tout va bouger. Mais j'ai la volonté de pouvoir raconter l'histoire que j'ai envie de raconter derrière mon instrument, tout en respectant ce que propose Manu. Après, cet esprit foisonnant et assez mouvant dont tu parles est aussi dû à mon jeu très dynamique et je pense que c'est ce qu'il est venu chercher en faisant appel à moi, il voulait quelque chose de moins figé. La technologie nous permet aussi aujourd'hui de pouvoir tester plein d'options. On peut enregistrer, passer d'un truc à l'autre, réécouter, réarranger… Tout en gardant des pistes en back-up au cas où ! Tout ça est très pratique.
Emmanuel : Il peut y avoir des changements pendant le mix aussi... Il faut vraiment que ça parte au mastering pour que je me dise que c'est fini, il faut me l'enlever quoi, sinon je continue !

Emmanuel comment vis-tu le fait de "déléguer" du travail aux autres ? Est-ce difficile ou au contraire, est-ce que ça te laisse plus de place pour te concentrer sur tes parties ?
Emmanuel : Non au contraire j'aimerais bien qu'ils en fassent plus, je les pousse dans ce sens, afin que l'on bosse encore plus ensemble !
Pierre : Hein ? Quoi ? Bonjour ?!
Emmanuel : Qu'est-ce que j'ai dit ?
Pierre : Non, rien !
Emmanuel : Si parlez, parlez !
Pierre : En toute transparence ? Je pense qu'il est incapable de déléguer ! Il n'a pas forcément le choix quand nous sommes en studio, que je suis derrière la batterie et que l'on appuie sur "rec". Mais comme il le disait, s'il avait l'album dans les mains jusqu'au bout, il sortiraii en 2035 ! Il y revendrait sans cesse. Je suis convaincu qu'il a envie de nous laisser de la place. Il vient d'ailleurs chercher nos compétences, ce qui me va très bien puisqu'elles s'expriment quand on joue. Mais quand on est tous ensemble, qu'on fait tous des suggestions, que l'on propose des choses, Manu est derrière son ordi et il a la main sur tout ! C'est comme si je lui donnais des ingrédients avec lesquels il cuisine. J'ai déjà écrit un riff en entier avec batterie et guitares mais ça n'a jamais fini sur un disque. C'est d'ailleurs très bien comme ça, parce que ce ne serait pas Hypno5e ! Concrètement il n'a pas besoin de nous, il se nourrit simplement de ce que l'on propose. Pour le reste c'est son bébé, son intérieur.
Emmanuel : Oui c'est sûr. Avec Charles on avait fait des sessions pendant deux jours, c'est ça? Trois ? Quatre?
Charles : Dix jours.
Emmanuel : Ah oui, voilà, et on a fini par trouver un terrain d'entente commun. L'énergie que l'on a eu ensemble, cette capacité à avancer en trouvant des solution, je ne l'aurais pas eu seul. Travailler en binôme permet d'ouvrir des tiroirs que l'on n'aurait pas pu ouvrir seul.
Charles : L'idée c'était de créer un laboratoire avec plein d'instruments aux sonorités particulières, pleines d'imperfections. On recherchait ces textures palpables. En terme d'arrangements l'album était déjà composé mais parfois, un arpège me venait en tête pendant que Manu jouait et je proposais d'essayer. La collaboration entre en jeu à ce moment-là.
Êtes-vous consultés sur les paroles ?
Pierre : Pas du tout !
Elles ne seront toujours pas dans le livret ?
Emmanuel : Elles sont toujours un peu dans le livret, cachées à droite à gauche. Je n'aime pas le côté trop didactique d'écrire tous les textes, je préfère quand ça fait partie intégrante de la composition. Même si cette fois, ils ont été écrits par mon père alors il faudrait faire quelque chose. Mais si elles sortent, ce sera dans une édition à part, remasterisée, même si l'on ne peut pas faire ce que l'on veut avec les contraintes notamment de gabarit etc... j'aimerais bien en tout cas !
Emmanuel, dans The Ocean, tu peux prendre plus de recul, être peu plus à la cool ?
Emmanuel : Ah ouais! Je ne fais que de la guitare, je ne chante même pas, je suis à la cool. Je rentre sur scène et je me cache au fond derrière le bassiste. Je suis un peu à la place des autres justement cette fois, je propose des petites idées par-ci par-là… c'est beaucoup plus détente !
Hypno5e a développé un univers très particulier et singulier mais avez-vous été influencés consciemment par des œuvres extérieures, musicales ou autres ?
Emmanuel : J'aurais du mal à dire ce qui nous a inspirés consciemment. Lors de la création d'un album, j'écoute très peu de choses à part ce que je compose. Ensuite, j'écoute beaucoup de choses qui n'ont rien à voir avec du metal. Il y avait la volonté dans le son de revenir à une couleur plus psyché que l'on retrouve dans des groupes qui datent des années 70 que je pouvais écouter avant, comme les Pink Floyd évidemment, Tangerine Dream... Avec Charles nous aimons aussi beaucoup le grunge de Pearl Jam ou Soundgarden par exemple… Sur Molecular Angel il y a des harmonies de chant que nous n'aurions pas fait avant et qui vont plus vers ces influences-là. Mais à part deux, trois trucs conscients, le reste est en nous et se déploie naturellement.
Pierre : Tu parlais beaucoup de Radiohead aussi !
Emmanuel : Oui, ce n'est pas tant musicalement mais pour en revenir au son, ce que j'aime chez Radiohead c'est à quel point la production fait partie de la composition. Le parti pris esthétique sur le mix, les sons, le rythme de la batterie… tout ça fait partie intégrante de la structure du morceau. Nous n'y sommes pas encore mais c'est vraiment là que j'ai envie d'aller. Être plus indépendant pendant les enregistrements aussi, pouvoir tester et expérimenter des choses, choisir la manière dont on peut enregistrer un instrument… L'harmonium sur la fin de Trame Noire par exemple, nous l'avons vraiment fait ensemble. On ne savait pas comment placer les micros alors on a fait ça un peu à l'arrache mais finalement ça donne une dramaturgie particulière parce qu’on entend vraiment le bruit des pieds, les craquements… Si on avait fait mieux, on n'aurait pas eu cette chaleur. C'est ce que j'aime chez Radiohead : le choix de production détermine la façon dont on va écouter la musique. Et même si je parle plus de production, Ok Computer est quand même un album de ouf.
Pierre : Oui, l'album de Radiohead que j'ai le plus écouté c'était Kid A même si je suis plus de la team Massive Attack. J'ai l'impression qu'il y a deux équipes tu vois ? Celle de Radiohead d'un côté et celle de Massive Attack de l'autre ! J'ai plus grandi en écoutant Massive Attack mais bien sur qu'il y a de supers trucs chez Radiohead aussi. Ayant plus de recul sur le travail d'Emmanuel que lui, je trouve que ce qui est cool, c'est que s'il a une volonté au départ de s'inspirer de quelque chose, et je l'entends parfois au début, ça lui échappe assez vite. Il revient vite à quelque chose qui est propre à lui et c'est une force parce que le risque serait de se perdre ou d'être trop ressemblant.
Emmanuel : Oui, pour trouver du Radiohead dans Trame Noire il faut chercher !

Dans Sheol, l'espace dans lequel évoluent tes personnages et ses fantômes, t'était plutôt familier. On comprenait que l'idée d'un endroit qui a été et n'est plus avait quelque chose de mélancolique et presque douloureux. Ici, il est question d'un endroit plus "neutre", peux-tu nous dire quelle partie de toi a inspiré ce personnage ?
Emmanuel : J'aurais du mal à le dire, parce que ce que je mets de moi, je l'oublie vite. Même si l'endroit ici est moins familier, il faut quand même que je l'avoue : je raconte toujours la même histoire en fait ! Je la raconte peut-être d'une manière différente mais on peut se le dire, c'est toujours la même problématique. Cette obsession que l'on a tous je pense, même si on la vit différemment, qu'on l'évoque ou l'analyse différemment, et avec divers outils… Ce que je mets de moi, je le mets au moment de la composition et ça reste figé à ce moment précis. C'est un peu frustrant d'ailleurs : parfois tu penses à quelque chose comme une évidence, tu l'enregistres en préproduction mais au moment de passer en studio pour la ré-enregistrer, ça disparait. C'est toujours frustrant de réécouter ça parce que tu n'as plus l'impression d'écouter ce que tu as voulu raconter à ce moment là.
C'est pour ça que l'idée du concept de l'album vient toujours à la toute fin. J'écoute l'ensemble de ce que l'on a fait pendant deux ou trois ans en me demandant ce que ça raconte maintenant et c'est à partir de là que je raconte une histoire. Celle-ci est plus concrète que précédemment, j'ai découvert le concept de trame noire quand j'étais dans un observatoire à la Réunion, et j'ai trouvé ça très évocateur, très cinématographique. Les changements de températures, les changements de lumières... tout était visuellement très chargé, fantastique et inspirant. Ce qui ne devait pas être le thème au départ est devenu la ligne conductrice du disque et tous les textes ont été écrits autour de ça. Après, quand je joue les morceaux même après dix ans, ça raconte quelque chose de différent intérieurement chaque soir, tout ça évolue beaucoup. En revanche ce que ça dit de moi, je ne suis pas sûr de vouloir le savoir !
Beaucoup de réalisateurs disent ça ! Del Toro, Renoir, Hitchcock… On fait finalement la même œuvre toute sa vie ?
Emmanuel : Oui, c'est ça qui est intéressant dans le langage que l'on peut créer je trouve, c'est aussi ça qui fait que l'on peut renouveler l'outil avec lequel on travaille. Comme une partition en musique classique est constamment renouvelée dès que quelqu'un pose un vrai regard dessus. Elle est presque recomposée à chaque fois qu'elle est rejouée. C'est une contrainte mais qui laisse aussi la place pour remanier la manière dont tu penses, dont tu construis ton œuvre, et ça pousse à aller chercher des choses que tu ne serais pas forcément allé chercher si tu racontais à chaque fois une nouvelle histoire. C'est finalement moins incarné, tu te désolidarises un peu du sujet en question.
Pierre : Lorsque les étudiants sont au conservatoire de musique classique et qu'ils apprennent du répertoire, il y a souvent un peu l'idée que "le compositeur a voulu dire ça". C'est un paradoxe avec l'idée d'interprétation finalement. Avec la musique contemporaine on peut se poser la question mais je serais très curieux de voir un compositeur de musique classique assister à un cours en entendant ça ! Il va écouter la composition de l'étudiant et surement se dire qu'il trouve ça super, voire finalement, carrément mieux comme ça ! Il y a une transmission par l'oralité d'une musique qui paradoxalement est très écrite, tout ça est tellement dogmatique… En ce qui concerne le fait de raconter toujours la même histoire, on ne change pas qui on est tout simplement ! Je suis quelqu'un de très joyeux à l'extérieur mais j'ai aussi ma part de mélancolie, donc ça me parle énormément aussi.
Avec la Réunion, on imagine des paysages plus foisonnants que les environs arides et durs du lac Tauca, qui inspirait les précédents albums, ce qui va effectivement avec le côté plus organique de Trame Noire ! La musique d'Hypno5e a-t-elle besoin d'être associée à des paysages ?
Emmanuel : Toujours. Pour moi il y a toujours un espace à l'origine d'une volonté de créer quelque chose. Que ce soit une géographie intérieure ou celle qui entoure le personnage. Tout part toujours d'une image de laquelle surgit tout ça. Ici, l'espace en question laisse moins de place, il est plus figé, plus clos.
Tu nous dit, je cite : "La mémoire devient ici une matière qui se répète, se déforme et revient sans cesse. Un cycle dont on ne peut sortir". Pourquoi reviens-tu toujours à cette idée du souvenir comme un piège douloureux, proche du mirage, alors qu'il pourrait aussi être un refuge et un endroit où l'on se sent bien?
Emmanuel : Ah mais ce n'est pas forcément obscure !
Ah bon !?
Emmanuel : C'est vrai que ce n'est pas non plus la fête. Il s'agit en fait toujours de l’obsession d'un espace que l'on veut réhabiter et réincarner parce qu'il est associé à un bonheur ou quelque chose de gai mais qui est constamment en nous, qui revient sans cesse et dont on ne peut absolument pas se débarrasser. C'est quelque chose qui te fige à un endroit et qui t'empêche un peu d'avancer. Même si tu essayes de le réapprivoiser, même si tu y retournes, ça ne sera jamais l'espace similaire à ce que tu gardes en mémoire. Tu es obligé de le porter à vie comme la mémoire de quelque chose qui a été mais ne sera plus jamais.

Finalement, est-ce que ça ne serait pas toi le fantôme, cet être qui n'arrive pas à quitter des lieux associés au passé et les revisite constamment ?
Emmanuel : Je suis clairement bloqué, oui ! Bloqué dans un territoire d'il y a trente ans. Mais depuis, il a complètement muté en quelque chose de plus "intérieur". J'aurais du mal à l'expliquer. J'ai du l'associer à quelque chose qui s'est transformé, ce n'est plus du tout ça maintenant. C'est une géographie intérieure qui est en moi et que je visite à chaque fois que je veux composer une musique.
Le terme "trame noire" pourrait faire penser à quelque chose de très sombre alors qu'il s'agit finalement d'un dispositif pour protéger la biodiversité. Vois-tu les ténèbres comme un refuge ?
Emmanuel : Je me sens particulièrement bien dans la nuit. Je ne suis pas du tout du matin par exemple, enfin si, en after mais passons !
Pierre : Il ne dort jamais !
Emmanuel : Quand je vois les lumières s'éteindre doucement partout aux alentours, et que je suis le dernier debout dans l'immeuble, il y a comme un voile qui s'installe, à la fois rassurant et un peu inquiétant. Ca donne une sensation de solitude tout en étant accompagné du sommeil des autres, et c'est un espace dans lequel je me sens plutôt bien. Avant je composais seulement la nuit. Maintenant je ne fais plus ça, c'est un peu un truc d'ado ! Je peux être efficace le matin aussi mais je me sens plus rassuré la nuit. Ce que j'aime aussi dans le concept de Trame Noire c'est son côté polar, il y a un côté "film noir" que l'on pouvait greffer à plein de choses.
La tournée vient de commencer, elle se passe bien?
Emmanuel : On se régale ! On joue un set particulier, il est assez différent de ce que l'on fait d'habitude. C'était un pari et ça se passe super bien.
Pierre : Avec Hippotraktor le plateau est trop cool en plus !
Emmanuel : Oui, on est supers contents !
Retrouvez Hypno5e aux dates indiquées ci-dessous. Trame Noire sort le 6 novembre via Pelagic Records.