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Plein air de Rock - 24e édition

Julien 12 juin 2018 Julien Marie d'Emm

Cette année encore, c'est dans le magnifique cadre du Château de Moncel à Jarny que se déroulait le festival Plein air de Rock, pour sa 24e édition. Et c'est dans des conditions estivales que les huit groupes à l'affiche se sont enchaînés, le soleil ayant décidé de se montrer malgré une semaine qui laissait plutôt présager de la grisaille. 18h pile, le premier concert peut démarrer, le public étant déjà bien présent sur le lieux et prêt à en découdre.

Boars

On ne va pas se cacher, notre présence au festival ce jour-là était en grande partie provoquée par la présence de BOARS, groupe de metal hybride lorrain qui compte à ce jour un seul album à son actif mais qu'on vous recommande plus que vivement (dans le cas où le matraquage lié à ce groupe par l'auteur de cet article ne vous ai toujours pas atteint !). C'est sur la grande scène qu'on les retrouve, et ce qu'on peut dire c'est que les organisateurs du festival ont mis le paquet au niveau du son. Le rendu est excellent, chaque élément étant clairement audible, que ce soit la voix du chanteur Maxime Keller ou les parties electro, souvent en deça lors de concerts en plein air. Les conditions sont donc plus qu'optimales pour apprécier le set des lorrains, vainqueurs du tremplin rock qui les a amené à se produire sur scène ce jour-là. La quasi totalité du premier album est jouée, forcément, et l'échange avec le public fonctionne parfaitement bien, celui-ci portant litterallement Maxime sur ses bras à la fin du show. 35 minutes de concert, c'était super mais évidemment trop court, mais au vu des visages pourpres des membres du groupe cuits sous ce soleil de plomb, un peu de repos est grandement mérité.

Setlist
Wish you were dead
Sociologist / ape
New meta
My own private
Sasha Grey
Anyway the wind blows
Gospel/warsong
Toyboy
Deeper
3%

Fat Bald Turk

Les choses sont bien faîtes au Plein air de Rock. Les deux scènes sont quasi côte à côte, et on assiste donc à tous les concerts sans trop changer de place et sans rien rater. Et c'est au tour du second groupe, FAT BALD TURK, de monter sur la "petite" scène du festival qui n'a de petit que le nom. Car ce soir, tous les groupes sont grands, et le formation originaire de Metz le prouve. Egalement vainqueur du festival rock, le trio propose un set de rock fusion excellent, enchaînant des morceaux calibrés pour bouger les uns après les autres et offrant des soli de guitares de grand calibres. Ça slamme et ça pogotte dans le public, preuve que la recette fonctionne. Le groupe présente ce soir-là son tout nouvel album Galactic Refugee, disponible par ici.

Fractal Universe

Les Nancéiens de FRACTAL UNIVERSE arrivent sur scène pour nous déboucher les oreilles. Le combo de death metal avait sorti son premier album Engram of Decline fin 2017 et le défend depuis le début de l'année sur sa tournée française et anglaise. Le groupe nous offre un set lourd, puissant et bien rôdé. Pogos, slams et circle pits s'enchaînent pour faire écho au déferlement de gros son qui est envoyé. Si vous passez au Hellfest cette année, ne manquez pas d'aller les voir, vous ne serez pas déçus !

Smash Hit Combo

Le Nord-Est de la France nous gâte de très bons groupes, et SMASH HIT COMBO en est encore un bon exemple. Quelle patate ! Dès le début du set, le public est conquis et saute dans tous les sens. Il faut dire que Paul sait mettre l'ambiance, et ses nombreux échanges avec la foule alimentent une atmosphere déjà bien explosive. On a la chance d'entendre la version anglaise du titre Spin the Wheel dans laquelle Paul et Maxime, qui joue ce soir son dernier concert avec le groupe, rivalisent de talent. Convivial, festif et violent, c'est la recette de SMASH HIT COMBO pour nous faire passer un super moment qui s'achève en apothéose sur un son des BACKSTREET BOYS tout à fait dans le ton. Merci les gars !

Triggerfinger

On change d'univers en accueillant les super-classes TRIGGERFINGER venus nous donner une bonne leçon de rock'n roll. Dans leur magnifiques costumes (qui doivent être bien pratiques pour jouer), les Belges enchaînent les morceaux en empruntant ici et là dans leur discographie tout en assurant un show de grand envergure. La foule s'amoncelle devant la grande scène du festival et devient hystérique lorsque le batteur, Mario Goossens, se lance dans un solo de batterie du feu de dieu et qui dure plusieurs minutes. Du grand spectacle.

Dagoba

À peine le temps de se remettre de ses émotions que le show de DAGOBA commence sur l'autre scène du festival. Le groupe est là notamment pour défendre son dernier album Black Nova, sorti en 2017. Personnellement, les parties de chant clair plus présentes sur ce dernier opus en ont fait mon préféré et le rendu est plus que bon en live. Habituée de la scène, la formation marseillaise n'a plus rien à prouver et met le feu dès le début et le public réagit comme il se doit : pogos et slam, c'est la bagarre aujourd'hui sur les terres du château de Moncel. Le maître de cérémonie Shawter sait comment faire bouger la foule et lui demande de se lancer dans un circle pit géant autour de la régie : défi réussi. La nuit est tombée à Jarny et les lights appuient la violence du set à coup de stromboscope. On en aurait bien pris davantage mais tout est chronométré, et chaque bonne chose à une fin.

Malheureusement, mon planning personnel m'oblige à quitter le festival sans pouvoir assister aux deux derniers concerts, le show des STEVE'N SEAGULL qui reprennent les classiques du metal en version country et le DJ set de RENO. Néanmoins, c'était une très bonne journée, l'organisation du festival est bien rôdée (par contre, pas de toilettes ? Sérieusement ?) et le soleil a été au rendez-vous. Jarny au vibré au son du metal et du rock et son sol devrait s'en souvenir, au moins jusqu'à l'année prochaine où on l'espère, on pourra assister au 25 ans du Plein air de Rock. (Merci à Marie d'Emm pour ses photos)

Steve'n Seagull

Reno