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Papa Roach

“Time For Annihilation„

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A l'occasion de la venue de PAPA ROACH au Bring The Noise Festival, Jerry Horton, le guitariste du groupe, nous a accordé une interview et passe en revue divers thèmes dont leur venue en France, un retour probable en Juin, leur changement de label vers un indépendant, l'association caritative WhyHunger et un nouvel album entre autres.

Hier, vous avez joué au Bring The Noise festival. Quelles impressions gardes-tu ?

C'était génial. La salle était plus petite que je pensais mais l'énergie était incroyable ! J'étais vraiment impatient de revenir ici en France, ça faisait tellement longtemps.

Oui en effet, vous tournez depuis un bon moment et la dernière fois que vous êtes venus en France dans la cadre d'une tournée de PAPA ROACH, c'était en 2003. Pourquoi vous voit-on si peu ?

Euh, je pense que cela a beaucoup à voir avec notre label qui ne nous supportait plus beaucoup. C'était dur d'obtenir des dates ici parce que les promoteurs de l'époque ne voyaient rien d'intéressant dans PAPA ROACH, ce qui est assez triste.

Allez-vous revenir en tant que headliner en 2011 ?

Oui définitivement ! Je sais que nous allons revenir en Europe dans le courant du mois de Juin. On va bientôt fixer les dates d'une nouvelle tournée avec nos agents et j'espère qu'il y aura au moins une date ici.

Hier vous avez donc donné le dernier concert de la tournée Européenne. Quels ont été les points marquants de celle-ci ?

La tournée Taste of Chaos que l'on a fait avec Disturbed, Buckcherry et Halestorm était simplement incroyable ! Je pense que les deux meilleurs concerts qu'on a donnés sont Glasgow et Manchester et notamment grâce à l'énergie de la foule. Les autres concerts étaient bons également cela dit. Mais, en ce qui me concerne, ces deux-là, Glasgow et Manchester, sont les deux points marquants de cette tournée.

Le nouvel album, « Time for Annihilation... On the Record and On the Road », combine des titres live et studios. Qu'est-ce qui a inspiré ça ?

A l'origine, on devait faire un album-live uniquement. On voulait en faire un depuis longtemps mais Universal n'était pas d'accord, ils pensaient que c'était une perte de temps. Maintenant que notre contrat est arrivé à terme, on est plus ou moins indépendant, on pensait qu'il était temps de le faire et notre nouveau label nous a dit que c'était une bonne idée. Ensuite on a décidé d'ajouter quelques nouveaux titres, cinq pour être exact. Ça nous ramène un peu à l'époque où on était pas encore signé, où l'on ne faisait que quelques chansons pour un EP.

Votre musique a beaucoup évolué depuis vos débuts et le nom de votre dernier vrai album studio, « Metamorphosis », en témoigne. Pourquoi et comment en êtes-vous arrivés à ce choix ?

En ce qui nous concerne, c'est assez naturel. On change à travers les années de manière continuelle. Bien évidemment, il y a des choses qui restent inchangées, statiques, dans notre musique mais on aime essayer de nouvelles choses de manière à perfectionner et étendre notre base la rendant ainsi plus intéressante.

Vous allez donc explorer de nouvelles choses ?

Oui, c'est certain.

A quoi doit-on s'attendre ?

On va tenter des sons plus électroniques. Il y a quelques titres sur « Time For Annihilation » qui s'en approchent un peu, mais on aimerait mieux explorer cette facette-là. On adore Prodigy et dernièrement on a pas mal écouté des groupes du même courant mais plus récents et plus underground qu'eux. On aime la musique électro mais plutôt pour son côté agressif, tu vois. Donc je pense qu'on va s'influencer de ça pour le prochain disque.

Quand sortira t-il ?

Euh... Probablement en 2012 parce que nous allons tourner avant d'envisager la sortie d'un nouvel album. On va débuter cette nouvelle tournée au mois de Mars 2011, ensuite nous entrerons en studio d'enregistrement à la fin du mois de Septembre / début Octobre pour commencer à bosser sur de nouveaux titres.

Sur l'album il y a un message spécial qui encourage vos fans à aider les sans-abris et combattre la faim. Peux-tu nous en dire plus ?

Oh oui bien sûr ! L'organisation s'appelle WhyHunger, elle aide à combattre la faim et la pauvreté à travers le monde depuis plus de 30 ans et sur l'album il a un titre caché écrit en faveur de cette cause. Jacoby, qui a été SDF pendant son enfance, est allé visiter un refuge local et a voulu par la suite qu'on les aide à acquérir un statut national voire international. Aux concerts, on a commencé à demander aux fans de faire des dons de nourriture ou d'argent, ensuite on a lancé une opération de tickets spéciaux, des "Meet and Greet VIP", grâce auxquels ils pouvaient assister aux sound-check, faire un tour dans le tour bus, et toutes les autres choses que les gens n'ont pas l'habitude de voir. On mettait donc ces billets aux enchères et donnions l'argent à l'association. On a pu récolter un peu de fonds, je pense qu'on a aidé beaucoup de monde grâce à cela. C'est le genre de choses qui sont faciles à faire pour nous d'une certaine manière : Partir en tournée et en faire profiter ceux qui en ont besoin.



[ READ THE INTERVIEW IN ENGLISH ]


Quel est l'objectif principal de Papa Roach ? Que veux-tu apporter aux gens avec ta musique ?

Aïe ! Difficile ! Euh... Je pense que le message le plus récurrent est "le combat" ou plutôt comment s'en sortir. J'aimerais que les gens viennent nous voir et ressentent une énergie positive. J'aimerais qu'ils passent du bon temps en notre compagnie parce que nos concerts sont très importants pour nous, c'est notre moment préféré de la journée et on veut le partager. Ce n'est pas quelque chose qui peut être simulé, tu peux regarder un concert à la télé mais c'est vraiment autre chose de le vivre en vrai.

Penses-tu que votre musique a aidé des gens ?

On nous a dit que c'est le cas. Aider les gens n'est pas vraiment le but de la musique mais je pense que les thèmes abordés dans nos chansons peuvent être bienfaiteurs parce que les gens s'identifient à eux. Je crois que d'une certaine manière, les gens créent un lien entre la musique et leur propre situation et ça les aide. Bien que ça ne soit pas l'intention de la musique, si elle les aide, c'est une bonne chose. Et c'est aussi bien pour nous de penser qu'on peut avoir un effet positif sur les gens, que notre musique peut être libératrice.

Selon toi, quel a été le plus gros challenge ou la plus grande réussite du groupe jusqu'à maintenant ?

Il nous est arrivé plein de bonnes choses tout au long de notre carrière. On a récemment joué le plus gros concert qui nous a été donné de faire, c'était en Pologne lors du Woodstock Polonais. C'était un concert totalement gratuit qui a réuni 350 000 spectateurs. Je ne pourrais même pas décrire ce qu'on a vécu. Le plus amusant avec ça, c'est qu'on a dû embarquer pour l'Angleterre directement après pour le Sonisphere où on a joué devant 60 000 personnes. Normalement, on aurait du se dire « 60 000 personnes, wow ! » mais là on s'est plutôt dit « 60 000... Hum... C'est cool » (rires). En ce qui concerne notre plus gros challenge, je dirais, rester motiver pour continuer ce que nous faisons. Tu sais, parfois nous sommes vraiment fatigués, fatigués des uns des autres, alors se bouger quand t'es vraiment exténué devient le plus gros challenge que tu dois surmonter au sein d'un groupe. Ça ne signifie pas que c'est un métier horrible, je sais que j'ai beaucoup de chance, mais quand tu passes énormément de temps avec le même groupe restreint de personnes dans des espaces confinés, tu te sens emprisonné et souhaites prendre de la distance et te retrouver seul un peu de temps en temps.

Reste t-il des choses que tu aimerais réaliser ?

Oui, Oui ! Eh bien, nous sommes le genre de groupes qui aimeraient avoir une longue carrière, on aimerait être en tête d'affiche dans des grandes salles et avoir la possibilité de choisir les groupes avec lesquels nous tournons, des groupes que nous aimons vraiment et qui ont besoin de soutien, et pas ceux avec lesquels il y a une cohérence musicale pour assurer une affiche, tu vois ?

Peux-tu citer quelques noms ?

J'adorerais emmener Blindside en tournée, ils ont une énergie si bonne qu'elle me donne envie de les voir jouer tous les soirs. De même pour Skindred, c'est le genre de groupes difficiles à suivre (rires) et ça nous défierait de manière amicale.

Tu voudrais rajouter quelque chose ?

Oui. Nous sommes vraiment désolés d'avoir mis autant de temps à venir vous voir. Merci à tous les fans qui ont été là depuis le début, merci pour votre soutien, on vous promet de ne pas mettre autant de temps pour revenir.

Interview par Mandah

Genre : Hard Rock / Nu Metal




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