Lacrimosa

Die Krupps

Apoptygma Berzerk

London After Midnight

Amphi Festival 2014

[#] [A] [B] [C] [D] [E] [F] [G] [H] [I] [J] [K] [L] [M]
[N] [O] [P] [Q] [R] [S] [T] [U] [V] [W] [X] [Y] [Z]

Murderdolls

“Women and Children Last „

Bookmark and Share

Huit ans après leur premier album « Beyond the Valley of the Murderdolls », les Murderdolls signent leur retour sur le devant de la scène avec un nouvel album intitulé « Women And Children Last ». Notez que la chronique de l'album est disponible |ici| et que le disque arrivera dans les bacs le 31 Août prochain via Roadrunner Records. Entretient avec le chanteur dans un très bel hôtel de Pigalle à Paris.

Le groupe s'est reformé après 8 ans d'absence. Comment ça s'est passé et pourquoi avoir mis autant de temps ?

Cette fois-ci il s'agit juste de Joey et moi, on ne voulait pas réunir le même line-up, pas que je veuille discréditer les autres mecs loin s'en faut, mais ça fait 8 ans et tu sais honnêtement beaucoup de gens ne savent pas comment les Murderdolls s'étaient formés à la base. Joey m'avait appelé, on a combiné ensemble nos groupes. A l'époque, il avait de son côté un groupe punk appelé The Rejects et du mien j'avais The Frankenstein Drag Queens ; on a plus ou moins assemblé leurs chansons. Une fois qu'il était temps de monter le groupe, on a grosso modo regardé des photos de gens. Quand on s'est réuni pour la première fois en tant que groupe, c'était pour une séance photo, on avait pas encore joué ensemble, idem pour le clip « Dead in Hollywood ». On s'est vraiment lancé à l'aveuglette. Ce line-up était très dysfonctionnel. Ça a marché un temps et c'était génial je ne dis pas le contraire, mais personne ne se connaissait. Pour en revenir à ta question, chaque année des 8 dernières, on a pas cessé d'en parler, mais le moment n'était pas encore venu, nos emplois du temps ne concordaient pas, Joey était occupé avec Slipknot avec qui il a tourné durant 2 ans et moi j'ai commencé mon projet solo. En même temps, je suis ravi qu'on n'ait pas fait ça plus tôt parce que si on avait enregistré un album en 2005 je pense que ça n'aurait pas été aussi bon, cela aurait été du Murderdolls de l'époque. Cet album là est donc le résultat de huit ans de démos et c'est pourquoi je l'aime autant. Il est très varié, il y a beaucoup de choses dessus. Quand les Murderdolls ont terminé de tourner, j'écoutais encore le même style de musique, les mêmes groupes tels qu'Alice Cooper, Kiss et tout ça. Je les écoute toujours mais au fil des années je me suis ouvert à d'autres styles musicaux. Joey m'a fait découvrir tellement de choses aussi. Maintenant j'écoute aussi bien de la country locale que Slayer, Satyricon, ou encore Killing Joke. Je pense que cela se retrouve sur l'album. Ces huit ans ont été bénéfiques et nécessaires. Joey et moi sommes aujourd'hui sur la même longueur d'onde.

Ce nouvel album me semble plus violent. A quoi peut-on s'attendre et en quoi se différenciera t-il du précédent ?

Tu l'as écouté ?

Mandah : Pas encore mais ça ne saurait tarder. Je n'ai entendu qu'un titre pour l'instant.
Wednesday 13 : My Dark Place Alone ?

Mandah : Oui et on ressent une certaine évolution vers un son plus agressif.
Wednesday : Ouais définitivement ! Ça donne effectivement un aperçu mais le disque est vraiment dispersé : il y a des chansons plus heavy, d'autres moins. « My Dark Place Alone » est le titre le plus personnel de l'album, la semaine dernière on a tourné son clip-vidéo d'ailleurs. Cette chanson traite de ces cinq dernières folles années de ma vie, de toutes ces m..... mauvaises choses qui me sont arrivées que j'ai gardées dans un coin de ma tête. J'ai eu de l'argent, j'ai fini fauché ; j'ai été marié puis divorcé ; j'ai déménagé de la Caroline du Nord pour Los Angeles, j'y suis revenu et reparti... Cela a été une période assez sombre de ma vie et j'ai sérieusement mis sur ce disque tout ce qu'il me reste. Il y a une chanson qui s'appelle « Rock N Roll is All I Got » et c'est vrai, j'ai tout abandonné pour ce groupe. Cet album est honnête, brutal, violent et réflète ces huit dernières années de nos vies. Tu sais le premier album des Murderdolls est arrivé quand j'avais 25 ans, Joey qui a un an de plus que moi en avait 26, les chansons qui y figurent ont été écrites dans nos chambres quand nous étions adolescents, nous ne voulions plus faire la même chose. Je ne voulais plus être catalogué comme faisant partie du groupe « qui écrit que sur les films d'horreur ». C'est le genre de chansons que j'écrivais quand j'avais 15 ans, j'étais arrivé au point où je me suis dit... (silence)

Mandah : Il est temps que je fasse autre chose ?
Wednesday : Absolument ! Sur ce disque il n'a plus de sujets sur les films d'horreur : Frankenstein, Dracula, etc... Il s'agit maintenant d'histoires et la plupart d'entre elles sont vécues telles que "My Dark Place Alone" ou "Nothing's Gonna Be Alright" qui est également très personnelle. Et d'autres comme "Chapel of Blood" ou "Summertime Suicide" qui sont des histoires que j'ai inventées. C'était assez cool de faire quelque chose de différent, je n'allais certainement pas simuler une musique qui ne me ressemble plus juste parce qu'on attend cela de moi... que je parle de zombies... Non quoi ! Si ça ne m'intéresse pas, je ne le chante pas.

Mandah : D'autant plus que tu le fais déjà avec ton projet solo.
Wednesday : Exactement ! Les Murderdolls d'aujourd'hui sont plus authentiques, le disque est plus sérieux, moins juvénile. Il n'y a pas de moment particulièrement amusant sur le nouvel album mais cela sera présent en live pour les concerts parce que ça fait toujours partie de nous malgré tout.

Vous avez vieilli, muri. Comment votre processus de création a t-il changé avec Joey, si changement il y a ?

C'est la première fois qu'on s'est assis ensemble pour écrire des chansons. Avec le premier disque c'était différent, les chansons étaient déjà faites, c'était un simple mix de nos deux groupes respectifs dont je t'ai parlé tout à l'heure. Ce que j'ai fait pour le nouvel album c'est enregistrer des démos avec un couplet et un refrain, la moitié d'une chanson. Je retournais en studio les perfectionner, si c'était suffisamment bon au point que je me dise « ça vaut le coup de les terminer », nous les terminions avec Joey qui par la suite ajoutait toute sa magie – il les prenait, les réajustait et ajoutait du corps. On a travaillé ensemble l'agencement des chansons, 50 pour être exact, on les a montées pièce par pièce. C'était une ambiance des plus agréables : moi et Joey dans une pièce, lui à la batterie, moi à la guitare et c'est parti ! C'est la première fois que nous avons réellement collaboré ensemble.

Il s'agit donc plus ou moins du premier opus des Dolls ?

C'est, sans aucun doute, le premier vrai album des Murderdolls. La production est bien meilleure, non pas qu'on ait fait semblant pour le premier disque – je l'adore, il est ce qu'il est – Mais il était plus ou moins une démo. Quelqu'un m'a dit tout à l'heure qu'il pourrait le comparer à la manière dont les Mötley Crüe pensent de « Too Fast For Love », ils l'ont toujours considéré comme étant une démo. « Women and Children Last » est un effort de huit années, C'est la renaissance du groupe ! On a avec nous un tout nouveau line-up, ces mecs sont parfaits pour le groupe. Ceux qui pensaient avoir tout vu à l'époque, n'ont pas la moindre putain d'idée de ce que nous avons préparé cette année. Le premier titre de l'album s'intitule « The World According To Revenge », voici notre revanche à nous !

En parlant de line-up, considères-tu les Murderdolls comme un duo ?

Ce sera toujours le groupe de Joey et moi. Nous sommes les visionnaires du projet. Nous changerons probablement le line-up pour le prochain disque, qui sait. Je ne sais pas ce qu'il se passera plus tard, je peux pas prédire le futur. Le line-up que nous avons actuellement est génial mais nous resterons à la tête du groupe c'est certain.

As-tu une anecdote ou histoire intéressante que tu voudrais partager quant à l'enregistrement d'un titre du nouvel album ?

Oh Man, Il y a tellement d'histoires. Je crois que la chose la plus cool et parlante à propos de cet album est le fait que notre studio d'enregistrement était dans une villa localisée sur les collines d'Hollywood, nous étions littéralement isolés, coupés du monde, nous n'avons vu personne durant un mois. On est devenu complètement dingues mais Hollywood est un bon endroit pour les fous, pour se lâcher (rires). Sérieusement, on a pas quitté le studio, on s'est enfermé là-dedans. On a vu personne mis à part le "gars de la piscine"*. Et tu sais, quand on a commencé à enregistrer, je n'avais pas vu Joey pendant 5 ans, vraiment en face de moi, durant 5 putains d'années ! Nos conversations étaient pour la plupart faites à travers des SMS. Alors quand nous nous sommes revus, c'était comme une thérapie la première semaine. On avait beaucoup de choses à se dire, des millions de trucs à faire. Et après un mois là-haut, cet endroit est devenu comme un asile pour nous, bien que très beau ceci dit. On a rien vu du monde extérieur. Notre producteur nous a demandé d'écouter de la musique pour capturer une atmosphère pour le nouvel album mais je lui ai dit de n'écouter que Joey et moi pour créer notre propre vibe, je ne voulais pas recréer quelque chose déjà fait. Toutes les parties chantées ont été enregistrées dans une cabine minuscule dans le noir le plus total, c'était intense. Donc pour conclure, je dirais donc que l'anecdote la plus intéressante concernant ce disque est le fait qu'il s'agit simplement de Joey et moi, aucune influence extérieure.
* Pool guy : Expression américaine désignant des beaux mecs qui servent et s'occupent des piscines des stars (second degré).

Tu es dans une période très créative de ta carrière, pourquoi est-ce si important pour toi d'avoir plusieurs projets musicaux ?

J'aime la musique, j'aime tous les styles musicaux et j'aime le changement. Ces dernières années, j'ai fait ce qui me semblait possible. J'en avais marre de ressembler à la même chose. J'ai ressenti le besoin de changer. Je me suis coupé les cheveux et j'ai lancé un nouveau groupe appelé Gunfire 76 durant 2 mois. Je ne crois pas que nous nous sommes fait remarqué d'ailleurs (rires), mais je me suis éclaté avec. J'ai retrouvé confiance en moi. Je n'ai jamais été très à l'aise en tant que frontman. Je jouais de la guitare avant, je me cachais derrière elle. Ce groupe m'a fait sortir de mon nid. Je ne suis plus le même 13 que les gens ont connu et vu pendant la première période des Murderdolls. Je suis un monstre complètement différent maintenant (rires).



[ READ THE INTERVIEW IN ENGLISH ]



Mandah : Qu'est-ce qui a impulsé ce changement ?
Wednesday : LA VIE !

Mandah : La vie ?
Wednesday : Ça n'a pas été facile.

Comme tu l'as dit, l'aspect visuel de ta musique a changé mais est-il toujours important pour toi ?

Ca le sera toujours. Bien qu'elle change, j'aurai toujours une image. La manière dont je suis habillé là tout de suite, il s'agit de moi à 100% moi. Je m'habille comme ça tout le temps. Je ne simule rien. Certes je ne porte pas autant de maquillage que maintenant mais il n'y a pas un seul jour qui passe sans que je ne mette de l'eyeliner. L'aspect visuel de toute chose est très importante selon moi. Mes groupes favoris ont toujours été Alice Cooper, Kiss, Mötley Crüe et Twisted Sister. De plus, j'aime que les gens se posent des questions et essayent de comprendre ce que je fais. Et si quelqu'un m'imite et commence à s'habiller comme moi, je changerai sans plus attendre. Je dois rester en avance par rapport à mes fans.

Vous avez donné deux concerts la semaine dernière histoire de répéter un peu. Qu'as-tu ressenti en jouant avec Joey pour la première fois après 6 ans ?

C'était génial ! Mais pour être tout à fait honnête je ne m'en rappelle pas plus que ça, non pas parce que j'étais bourré ou autre. Quand je monte sur scène maintenant, je pète un câble et ne sais pas ce que je vais y faire. C'est fun comme ça. J'exorcise mes putains de démons chaque nuit dorénavant. Je n'ai pas d'autre choix, j'ai tout abandonné pour ce disque. Ma vie tient sérieusement dans une valise. Je n'ai plus rien de ce que j'avais en grandissant, j'ai tout perdu : ma femme, ma maison et plus encore. Avec Joey, on s'entend si bien ensemble sur scène, c'est un sentiment tellement unique. On fini les phrases de chacun, on a les mêmes idées. Avec mes autres projets, je fais tout : j'écrivais tout, il n'y avais aucune balance. C'était mon truc à 100%. Alors retrouver mon partenaire Joey c'est génial, je ressens une vraie différence qui se traduit sur scène. C'est si unique et incroyable. Il s'agit d'émotions pures.

Mandah : C'est ce que les Dolls t'apporte en plus par rapport à tes autres projets ?
Wednesday : Oui, oui :)

Merci Wednesday

Merci à toi aussi.



Les Murderdolls seront en première partie des Guns N' Roses en France. Retrouvez toutes les dates dans notre |Agenda|.

| READ THE INTERVIEW IN ENGLISH |

Interview par Mandah

Genre : Glam Punk Metal




Promotion Opportunities | Join the Team | Contact-Us

VerdamMnis E-Magazine © 2005-2010 Music Entertainment | Tous droits réservés