Periphery + Destrage + The Contortionist @ CCO Jean Pierre Lachaize - Lyon (FR) - 25 mai 2017

Manon Nadolny 28 mai 2017 David Paoli Manon Nadolny

Destrage

En ce jeudi 25 mai, Sounds Like Hell nous propose une date 100% metal au CCO de Villeurbanne, avec en tête d'affiche les incontestés PERIPHERY ! Le concert est sold out, beaucoup de fans se sont déplacés pour l'évènement et c'est dans une chaleur insoutenable que le groupe Milannais DESTRAGE ouvre le bal. 

Ils s'orientent dans un style varié metal/alternative/djeahcore très accrocheur qui n'est pas sans nous rappeler des groupes tels que EVERYTIME I DIE ou encore STRAY FROM THE PATH dans certains beats de voix. La salle est déjà remplie, les gens se servent des flyers distribués à l'entrée en guise d'éventails, d'autres se sont rivés vers le bar et sirotent leur bière bien fraiche.

L'intro de Don't Stare at the Edge retentit, le concert commence enfin ! Ce morceau annonce la couleur en variant riffs très rock'n roll et 2Step bien catchy, difficile de ne pas avoir la bougeotte. Le public est réceptif et headbang malgré la chaleur insoutenable, le CCO devient rapidement une véritable fournaise. Leur point fort évident, Federico Paulovich, qui est vraiment un batteur exceptionnel. Il nous offre un florilège de rythmes dynamiques, de ghost notes et de roulements très carrés nous laissant bouche bée. Le chant de Paolo est extrêmement varié: chant clair, chant saturé, screams et growls, le tout maitrisé à la perfection. Un seul bémol, lors de ce show, avec un son qui laisse à désirer: guitares et le chant totalement en retrait, laissant la batterie omniprésente tout au long de leur prestation. Malgré tout, DESTRAGE n'a cessé d'augmenter la température, mais le public attend avec impatience la suite.

Setlist:
01. Don't Stare at the Edge
02. Destroy Create Transform Sublimate
03. The Flight
04. My Green Neighbour
05. Blah Blah
06. Symphony of the Ego
07. Purania

 

The Contortionist

C'est au tour des américains de THE CONTORTIONIST (metal progressif), originaires d'Indianopolis, de faire leur entrée.

La scène parait bien étroite pour accueillir ce line-up avec ces deux batteries installées l'une devant l'autre depuis le début du concert, divisant l'espace en deux sur toute la profondeur. Les musiciens se répartissent donc sur les extrémités, mais ce ne sera pas un problème pour eux. Il est temps de se taire et d'écouter ce que ces outsiders ont à nous dire. Les notes à l'intro de "Language I: Intuition" nous emmènent sur une autre galaxie. Première impression: les mélodies sont aériennes, très douces et se contrastent de violences maitrisées. Michael Lessard harmonise le tout de sa voix, sortant quelques screams aux moments opportuns. Le jeu des lumières immacule de rouge la salle lors de leur break downs et tamisent l'ambiance durant les passages mélodiques, le concert prend une tournure très mélancolique. Encore une fois, nous sommes un peu déçus par le son, le chant n'est audible que pendant les passages ambiants. Le groupe semble vraiment venir d'un monde extérieur, il n'y a eu que très peu d'échange avec le public. Leur son est un art qui demande beaucoup de concentration.

THE CONTORTIONIST nous a préservé, à sa manière, et nous allons pouvoir tout donner au dernier acte de la soirée, qui est, bien sûr, PERIPHERY. La chaleur promet d'être insoutenable.

Setlist:
01. Language I: Intuition
02. Language II: Conspire
03. Thrive
04. Solipsis
05. Primordial Sound
06. Oscillator
07. The Parable

 

Periphery

Sounds Like Hell nous a gâté avec une tête d'affiche de taille, PERIPHERY (metal progressif/rock experimental) ! Ce groupe, armé d'un trio de guitare, a la réputation solide d'être identique autant sur le plan prod' qu'en performance live. Le chant de Spencer Sotelo joue une grande partie dans la légende. Voyons si elle est fondée...

La salle est complète. C'est sur les premières notes de A Black Minute, et devant un public en nage mais enthousiaste, que le groupe entre en scène. À tour de rôle, chaque membre est acclamé, pour finir sur une ovation à l'entrée de Spencer. Le contact est établi, tous chantent déjà en coeur, entrainés par les notes parfaites et puissantes du chanteur. Cette réputation de perfection live s'est avérée dès leur premier morceau ! Le groupe enchaînant sur Stranger Things, le public tape des mains et acclame chaque vocalises, toutes plus impressionnante les unes que les autres. Spencer Sotelo est-il un cyborg ? Aucun signe d'épuisement, pas une goutte de sueur ! Il sacrifie même quelques bouteilles d'eau pour rafraichir son public, se contentant de sourire amicalement sous son bonnet. Nous devenons une chorale guidée par les grands gestes du chanteur, qui s'amuse à jouer le maestro. Il est rare de voir une telle harmonie dans un concert de metal. Très vite, la chaleur atteint son sommet, mais certains profitent de l'abscence de barrières pour lancer les premiers Crowd Surfing, ajoutant de la fraicheur à l'ambiance. Nous saluons le travail des lumières, qui saisissent chaque nuance et intention à chaque morceau. C'est une vraie claque que nous nous prenons, et nous tendons l'autre joue volontiers ! Le trio de guitaristes semble totalement à l'aise, discutant pendant leurs tappings, rigolant pendant leurs solos, rien n'impacte leur prestation. Ils en profitent pour nous faire un petit jam en guise d'entracte puis laissent Matt Halpern seul derrière sa batterie, face à nous. Il nous fait comprendre que nous allons devoir mériter notre "encore". Chacun donne ce qui lui reste de force pour rappeler le groupe, Matt nous accompagne à la batterie pendant que nous hurlons "One more song!". Nos efforts ne seront pas vains, puisque PERIPHERY revient achever le concert sur Lune. L'hymne de ce morceau reste sur les lèvres.

Et c'est tout de même sans regrets que nous quittons cette fournaise pour rejoindre enfin l'extérieur. Phrase du jour : "Rien n'est plus agréable que la fraicheur d'une nuit d'été".

Adam "Nolly" Getgood (Bass) sera absent lors de leur tournée, ayant des obligations professionnelles, à la déception de nombreux fans. Il sera sampler pour l'occasion.

Setlist:
01. A Black Minute
02.
Stranger Things
03. The Way the News Goes...
04. Remain Indoors
05. Marigold
06. Prayer Position
07. The Bad Thing
08. Flatline
09. Psychosphere
10. Masamune

Rappel:
11. Lune