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Interview : Franky Costanza (Blazing War Machine)

Manon Nadolny 05 janvier 2017 Laurence Prudhomme & Manon Nadolny

Les Marseillais de BLAZING WAR MACHINE ont ouvert le 17 décembre dernier la deuxième soirée du Festival de Noël à Limoges. Composé d'Irina au chant, Phil au clavier, Fab à la guitare, Adam à la basse et Franky à la batterie, le groupe a réalisé une prestation très appréciée du public. Franky Costanza, également ex-batteur de DAGOBA, a accepté de nous parler en toute franchise de ses influences musicales et de ses passions.

Parle-nous un peu de BLAZING WAR MACHINE.
Franky Costanza : BLAZING WAR MACHINE est un groupe qui a plus de 10 ans maintenant, créé par le claviériste Phil et moi-même. Phil est mon plus vieil ami, on a grandi ensemble, on a commencé à aimer nos premiers groupes de hardrock et de metal ensemble. Il a débuté la guitare, moi la batterie, puis il s'est mis au synthé. On a monté nos premiers groupes, puis il a eu un groupe de black symphonique qui marchait bien : UNHEALTHY DREAMS. De mon côté, DAGOBA démarrait fort, mais on restait vraiment des potes inséparables. On s'était dit : un jour on mélangera le metal moderne puissant façon FEAR FACTORY ou plus industriel de RAMMSTEIN avec le côté epic/heavy du black symphonique. Dès que j'ai eu un petit peu de temps dans mon planning, on s'y est mis. Les gens disent souvent « c'est ton nouveau groupe », car le projet est malheureusement resté dans l'ombre de mon groupe précédent. Je n'arrivais pas à le développer comme je le voulais, donc ça restait un peu le sideproject. Maintenant qu'on a un peu plus le temps et qu'on met le turbo, ça ressurgit de façon médiatique.
J'avais en tête ce nom de BLAZING WAR MACHINE. Je me rappelle avoir entendu dans une chanson de MANOWAR le mot « blazing » (enflammé, flambant) et je l'adorais. Avec « war machine », ça exprimait vraiment ce que je voulais : comme une machine de guerre. Il fallait que ce soit épique, flamboyant ! Après ça, il ne restait plus qu'à composer des bons gros riffs avec de belles orchestrations ; un peu comme une musique de film d'horreur ou d'angoisse mélangée à la puissance du metal. C'était ce mix-là que je trouvais très intéressant, donc avec Phil au clavier et moi à la batterie on a commencé à composer puis on a proposé à Izakar d'intégrer le groupe à la guitare. On écoutait beaucoup DIMMU BORGIR ensemble ; il a accepté de suite parce qu'il était fan de ce style de musique. Ensuite, après des changements de line-up on a enregistré notre premier album à Marseille. On a rencontré Irina un peu plus tard, une chanteuse russe venue à Marseille, et Adam le nouveau bassiste, le bassiste original étant parti vivre en Espagne. Adam est anglais, du coup BLAZING WAR MACHINE devient un groupe international, et ça fonctionne très bien. Je m'estime extrêmement chanceux d'avoir rencontré Irina parce qu'elle a un charisme incroyable, elle a des idées de textes vraiment super et sur scène c'est une frontwoman exceptionnelle. On est très content du line-up actuel.

 



On te voit toujours très souriant. Qu’est-ce qui t'a poussé à choisir ce style de musique plus sombre qui semble complètement à l'opposé de ce que tu es ?
F. C. : Parce que j'ai toujours adoré ce style de black symphonique. Je suis un gros fan de CRADLE OF FILTH, j'ai toujours aimé ce côté dark. Bien que mon premier amour soit le pur hardrock anglo-saxon ou américain comme SCORPIONS, MÖTLEY CRÜE, GUNS N' ROSES qui effectivement sont très joyeux avec de superbes chansons. J'ai d'ailleurs acheté mes places pour le concert des GUNS N’ ROSES au stade de France, c'était un rêve d'adolescent de voir Axl et Slash sur la même scène. Je suis très peu polyvalent dans la musique en général, mais dans le metal et le rock, je suis extrêmement éclectique. Je peux passer de EUROPE à CANNIBAL CORPSE ou encore à STEEL PANTHER. Donc ça peut être vraiment très gai, très glam à paillettes et d'un coup très extrême. Mais le gros hardrock américain, c'est vraiment ma musique de cœur. Et oui, c'est vrai, ça fait un gros contraste avec le côté black symphonique, epic, gothic de CRADLE OF FILTH qui me passionne et me régale. C'est le chaud et le froid, mais c'est un peu mes deux facettes. Après, j'aime vraiment tous les courants de metal : heavy, thrash, death, indus, power, doom, etc. Mais les autres styles de musique comme le R&B, jazz, funk et tout ça ne me parle pas du tout. Ça me donne l'impression d'écouter de la musique d'ascenseur. Je respecte les musiciens et groupes, mais c'est tout. Dans le metal, j'ai l'impression de voyager, de m'évader ! C'est comme l'amour et l'amitié, ça ne s'explique pas.
Ce qui m'a vraiment mis le pied dans la musique, c'est SCORPIONS, j'ai découvert la magnifique balade Wind of Change et du coup j'ai cassé les bonbons à ma maman pour avoir le 45 tours. Elle m'achète ensuite la cassette, et là, je découvre les autres titres plus hardrock et je tombe amoureux de ce style. Puis dans un magazine, je découvre GUNS N' ROSES, MÖTLEY CRÜE, etc. Plus tard : METALLICA, PANTERA, et après des encore plus costauds : KREATOR, SLAYER. D'année en année, ça monte en puissance. Avec les copains, on se partageait les cassettes, les CDs, on en voulait toujours plus. Ensuite, je me suis passionné pour la performance, la puissance, la rapidité et l'endurance. Je commence la batterie, donc forcément le côté performance me parle encore plus. Je garde mes premières amours musicales, mais je me régale avec la grosse frappe de PANTERA, MORBID ANGEL. La vitesse du metal extrême m'intéresse aussi et un jour c'est la révélation ! J'étais à la plage avec Philippe et je dis : « les gars, je suis tombé sur un CD Beauty in Darkness ! ». Je m'en souviens comme si c'était hier. C'était le mélange du classique avec le metal extrême, en fait une compilation de Nuclear Blast où il y avait des groupes comme CRADLE OF FILTH, AMORPHIS, IN FLAMES, CREMATORY, LACRIMOSA… que des tubes ! Ça rajoutait une esthétique gothique magnifique, les textes super beaux, la voix aiguë écorchée de Dani, ça me file encore des frissons aujourd'hui. Cette nouvelle dimension atmosphérique mariée à la puissance du metal m'a vraiment passionné ; comme quand tu regardes un beau Dracula ou Entretien avec un Vampire, c'est extrême mais en même temps c'est beau et romantique. J'adore ce courant metal gothic atmosphérique. C'est loin du registre de MÖTLEY CRÜE, mais ça me plaît tout autant. C'est pour ça que, toujours avec mon sourire, j'adore ces groupes plus sombres et apocalyptiques. Dans ce même registre, j'adore aussi les musiques de films ; c'est une autre facette de ma personnalité.


Pour certains de vos titres, le prix est fixé par les acheteurs. Comment procédez-vous et pourquoi ce choix ?
F. C. : Avec BLAZING WAR MACHINE, l'idée était de rester maître de tout. De façon générale, je trouve qu'il y a souvent trop d'intermédiaires entre l'artiste et son public (pas toujours compétents ou pas forcément en accord avec les souhaits du groupe). Certaines mauvaises expériences du passé m'ont servi de leçon et avec BLAZING WAR MACHINE on souhaitait tenir les rênes du projet de A à Z, c'est-à-dire : aucune restriction, ni musicale, ni logistique. On n'est jamais mieux servi que par soi-même ! Cette liberté n'a pas de prix. On tenait à sortir des albums ou des singles quand on voulait, et les mettre à disposition des fans au prix qu'ils estimaient être juste. S’ils pouvaient mettre 1 euro c'est bien, si c'était 10 ou 20 aussi, chacun avec son portefeuille soutient BLAZING WAR MACHINE comme il le veut. Avec mon emploi du temps de l'époque, j'ai un peu pénalisé le groupe parce que je ne pouvais pas m'investir comme je le voulais. On a sorti un premier album, mais il n'a pas été suivi d'un deuxième dans la foulée, ça prenait beaucoup de temps, alors enregistrer des singles a été une stratégie intéressante. Sortir un titre tous les trois mois, c'est moins pesant que dix titres d'un coup. On s'est dit qu'être présents chaque trimestre sur les réseaux sociaux, avec un single et une vidéo, nous permettait d'être dans l'actualité régulièrement. Ce qui s'avère payant aujourd'hui. On n'a jamais eu autant de dates dans des beaux festivals, on voit notre nombre de fans Facebook qui ne cesse de croître. On est fiers et contents de maîtriser complètement ce projet. Le prix libre, c'est quelque chose qui nous tenait à cœur parce qu'avec les téléchargements illégaux, j'ai l'impression que les fans vont sur les Torrents ou sur d'autres sites car c'est un peu cher sur Itunes juste pour du digital. Là, l'argent va directement dans la caisse du groupe et les fans savent bien que ça va servir au groupe sans sucrer quelqu'un d'autre au passage. Le public metal sait que les groupes ont des petits budgets et que s’ils veulent subsister dans la musique, faire des t-shirts, se payer une tournée, se payer un backdrop, ils ont besoin de cette petite caisse. C'est un bon lien entre le fan et le groupe. On s'en occupe de façon très simple : avec une plate-forme et un Paypal. Tout le groupe y a accès. On voit les titres téléchargés au jour le jour, les fans mettent ce qu'ils veulent, on a leur adresse email et on échange directement avec eux, on les rencontre en concert. Un lien direct se créée et les fans apprécient. Pour être sincère, il y a de plus jolies rentrées d'argent en autoproduction avec BLAZING WAR MACHINE qu'avec les royalties de DAGOBA, alors que mon groupe précédent était un vendeur correct de disques, tellement il y a d'intermédiaires et de frais à recouper. On voit des groupes vendre des places VIP à des gros tarifs, des places de concerts à des prix exorbitants ou encore demander aux groupes en première partie de payer pour jouer. Les groupes dirigés par des managers ou des agents peu scrupuleux abusent sur des trucs qui pour moi sont indécents et on voit bien que certains musiciens se sentent obligés et vraiment pas à l'aise là-dedans. Ça en devient malsain ! Selon moi : une poignée de main, une dédicace, un sourire, une photo ne doivent pas être payants.
Pour nous, le prix libre c'est une solution qui nous permet de diffuser notre musique pratiquement gratuitement. De toute façon, on met tous nos titres sur Youtube. À chaque fois pour le téléchargement à prix libre, on essaie de faire un fichier sympa où tu peux avoir toutes les pistes séparées des titres en format .wav ou mp3 pour faire des reprises à la batterie ou à la guitare, la vidéo en HD, des photos exclusives. Bref, c'est un gros package avec pas mal de goodies (pas juste un mp3).

Est-ce qu'il y a des titres en préparation ?
F. C. : On vient de sortir notre dernier single qui s'appelle Charming Face of Destruction. Là, on travaille sur le prochain, on a toujours 2/3 compos d'avance pour pas trop perdre de temps. Actuellement on est plus dans la promo du single. Malheureusement on n'a pas eu le temps de faire un clip, juste une vidéo réalisée par un très bon graphiste-vidéo qui a réussi à nous faire quelque chose de sympa avec des images de synthèse et des animations. Le titre plaît beaucoup, on a fait une petite ouverture musicale avec un refrain chant clair féminin. Irina se charge uniquement des voix ultra-agressives death black, donc Fab a enregistré une chanteuse parisienne et on est ravis du résultat. J'aime bien quelques titres d'EPICA ou de NIGHTWISH. Comme je le disais tout à l'heure, j'aime vraiment tous ces courants musicaux, ça ne me choque pas d'intégrer un refrain epic dans du BLAZING WAR MACHINE. Bon, certains fans de true metal extreme vont dire « il faut que ce soit que du son guttural tout le long », nous on est assez ouverts.


Est-ce que tu nous réserves d'autres surprises, d'autres groupes, ou est-ce que tu te concentres sur BLAZING WAR MACHINE ?
F. C. : Très sincèrement, c'est vrai que je suis bon danseur (rires), mais je me régale vraiment à 2000 % avec BLAZING WAR MACHINE et j'aimerais faire avancer le projet le plus loin possible. À côté de ça, j'aimerais bien sûr continuer à gagner ma vie dans la musique, et aujourd'hui BLAZING WAR MACHINE ne me le permet pas. Par contre, j'écoute mon cœur et je m'éclate tellement que je ne ferai pas de compromis à ce niveau-là. Je préfère avoir moins de revenus mais me régaler humainement et musicalement. Ça n'a pas de prix, je parle en connaissance de cause. Je reçois pas mal de propositions de groupes, plus ou moins gros, mais je me laisse un temps de réflexion avant de me réengager dans un nouveau projet. Je fais de plus en plus d'enregistrements d'album en tant que batteur de session et ça me plait beaucoup ! Le live, pour l'instant, c'est BLAZING WAR MACHINE. Si vraiment un jour j'ai un coup de cœur énorme pour un groupe que je respecte, avec un bon rapport humain qui est pour moi un critère aussi indispensable que la musicalité, peut-être que je dirai oui. J'ai accordé pratiquement 20 ans de ma vie à mon ancien groupe alors pour me réengager de suite, il faudra vraiment que ce soit un groupe que j'adore. Ma préoccupation première, c'est de booster BLAZING WAR MACHINE au maximum et m'éclater comme ce soir. Ce soir, sincèrement, je suis le plus heureux des musiciens. On est partis ce matin de Marseille très tôt mais toujours avec le sourire, on a déliré tout au long de la route, je n’ai pas ressenti ça depuis des années. On a joué en premier, l'organisation était extra, on a rencontré un public super enthousiaste du premier au dernier rang ; et ça, ça fait vraiment chaud au cœur. En tant que musicien, je suis comblé.

À l'avenir, l'idéal ce serait quoi ?
F. C. : L'idéal ce serait BLAZING WAR MACHINE qui devient DIMMUR BORGIR, là je signe de suite (rires du groupe) ! On a un petit slogan, et je vais le dévoiler pour la première fois : « blazing c'est plazir ». J'aimerais bien qu'Irina le dise avec son accent russe (rires). C'est quelque chose qui nous tient à cœur : le Plaisir avec un grand P ça n'a pas de prix. Petites ou grandes salles, nous sommes toujours très heureux de jouer. Le rêve, ce serait que BLAZING WAR MACHINE s'exporte à l'international. Je ne suis plus prêt à faire n'importe quel sacrifice pour gagner ma vie dans la musique, ce n'est pas du tout mon objectif. Aujourd'hui, il faut bien gagner sa vie, mais quand on ne fait pas les choses avec le cœur, on le fait rarement bien. Mon but c'est de m'éclater à 666 % si possible avec des gens que j'apprécie, donc on va essayer de faire au mieux. Après, en étant réaliste, c'est super dur de booster des groupes avec l'émergence d'internet, même en se battant tous les jours sur les réseaux sociaux, sur le terrain, sur la compo. Fab compose beaucoup, Phil aussi. On essaie d'être productifs à tous les niveaux, ce n’est pas facile de sortir du lot, il y a tellement de concurrence. J'ai quand même un peu d'expérience dans le milieu, on peut emprunter des raccourcis pour développer le groupe, mais on n'a pas de garantie pour dire en 2018 ça va exploser. C'est très aléatoire mais quand on fait des choses avec le cœur, de l'énergie, de l'enthousiasme, on est toujours heureux. Un concert comme ça, c'est un Noël avant l'heure, les gens ont passé un bon moment et c'est la plus belle récompense pour nous. Quand les gens viennent au stand avec le sourire et disent « Wow, on se languit vraiment de revenir ! », c'est génial parce qu'on sait que les gens seront heureux de nous revoir et nous aussi.

Toujours dans l'idéal, un lieu où vous aimeriez jouer ?
F. C. : On a déjà joué au Hellfest et je crois que c'est encore dans la tête de tout le monde ! On aimerait bien y rejouer mais sur une mainstage cette fois même si c'est vrai que c'est The Temple qui est la scène la plus adaptée au metal extrême. On adorerait donc refaire le Hellfest, jouer au Summer Breeze en Allemagne, ou encore au Wacken. On a de l'ambition. On a reçu récemment une proposition pour le Japon. On n’a jamais eu autant de propositions de concerts que maintenant. Pour 2017, il va y avoir pas mal d'annonces, donc on est très contents. On va jouer avec des groupes comme LACUNA COIL à Epinal, et au Rock Metal Camp près de LIMOGES justement. Des dates internationales, ce serait génial. Pour l'instant on se laisse porter, on étudie toutes les propositions qu'on reçoit et si ça nous convient, on fonce. On n'a pas de bookeur exclusif, on trouve pas mal de dates nous-mêmes. On essaie de faire les choses bien avec des routing cohérents, tout ça de façon artisanale et familiale.

La batterie tient une place importante dans ta vie … mais il y a sûrement autre chose ?
F. C. : Sincèrement, ma vie tourne autour de la musique, batterie, metal, famille, et amis. Bon après, c'est sûr que comme tout le monde j'aime bien de temps en temps aller au cinéma ou un bon resto mais 99 % de ma vie c'est : l'amour de ma famille, metal, batterie et amis.

 



Et Serial Drummer bien sûr ?
F. C. : Oui ! C'est une marque de vêtements que j'ai lancée il y a à peu près 10 ans. L'idée de départ était de créer des vêtements confortables pour le batteur avec une imagerie metal rock and roll. Le logo avec le crâne de pirate, détourné en enlevant les dagues et en mettant des baguettes à la place, je l'avais en tête depuis longtemps. Dès que j'ai eu un peu de budget pour déposer le nom et ouvrir une boutique en ligne, je me suis lancé. Mon idée était de créer une communauté autour de la batterie. J'ai vite compris que le batteur metal n'était plus la dernière roue du carrosse comme dans les années 1970, le mec qui faisait « poum tchack » derrière les groupes de rock. Maintenant il y a un gros visuel, un gros son sur les CDs, parfois on entend presque plus que la batterie dans les dernières productions metal. Ce n'est plus l'instrument accompagnateur caché tout au fond de la scène.
J'aime beaucoup le côté créatif du design des t-shirts. Je voulais créer des visuels qui me plaisaient à moi déjà, les proposer à d'autres batteurs professionnels ou amateurs et avancer comme ça petit à petit. J'ai créé une première collection, j'aime bien à temps perdu m'amuser sur Photoshop, même si je ne suis pas du tout un spécialiste. Quand j'ai une idée, je vois si je suis capable de le faire, sinon je fais appel à un graphiste. Par exemple celui-ci (montre son T-shirt), pour être honnête, c'est un logo détourné des RAMONES : je me sentais capable de le faire, avec un peu d'assemblage, et je l'ai envoyé à l'impression pour 200 exemplaires. Certains modèles marchent mieux que d'autres. On avait un stand pour la première fois au Hellfest en 2016, ça a bien fonctionné. D'année en année, je me suis fait plaisir en proposant des sponsorings à des artistes comme George Kollias de NILE, Mario Duplantier de GOJIRA, Dirk Verbeuren de MEGADETH. Je fais plaisir à des batteurs que j'admire, et je me fais plaisir en tant que fan parce que ça me permet de les rencontrer et de discuter avec eux, de parler un peu chiffon entre hommes (rires) ! Comme on relaye toujours sur internet, c'est aussi de la promotion, on met en avant l'actualité des groupes. Je ne voulais pas réserver les sponsorings uniquement aux groupes très pros, mais aussi aux semi-pros voire aux amateurs qui aiment bien le concept de la batterie puissante, des gros frappeurs. Même s’ils n'ont pas un gros niveau technique, même s’ils n'ont pas 200 dates par an, il faut leur laisser une porte ouverte. Bien sûr, je ne peux pas offrir les fringues à tout le monde sinon c'est la clef sous la porte en deux minutes, mais des belles réductions, des beaux pourcentages à des jeunes prometteurs ou des amateurs qui ont envie de se faire connaître, c’est faisable. Donc on a aussi mis ça en place pour booster des groupes plus jeunes.

Un petit mot pour conclure ?
F. C. : Un grand merci au public de Limoges d'avoir répondu présent ce soir pour notre dernier concert de l'année ! Grâce à vous, l'année 2016 se termine super bien, c'était un peu Noël avant l'heure, on a des beaux souvenirs plein la tête et fait des super rencontres. On vous donne rendez-vous le vendredi 26 mai au festival Rock Metal Camp en plein air à Saint-Hilaire !